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Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

Formation sur l'investissement d'impact - Session 2018

Investisseurs & Partenaires and Ferdi are pleased to inform you of the second edition of the Impact Investment Training to be held from September 18 to 20, 2018 at I&P Headquarters, 9 rue Notre Dame des Victoires, 75002 Paris

Comprendre les grands enjeux d’un secteur en plein essor, s’immerger dans les initiatives des pionniers au travers d’études de cas approfondies, devenir acteur de l’investissement  d’impact par la réalisation d’un cas.

Avec les interventions de Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires, Aglaé Touchard-Le Drian, Responsable d’investissement senior, Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI, FEI, GEEREF), ancienne chargée d’Affaires chez Proparco, Bernard Giraud, Co-fondateur et Président de Livelihoods Venture, Olivier de Guerre, Président de Phitrust et ancien Directeur Général du Crédit suisse Asset Management, Sophie Faujour, représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA), Émilie Debled, Directrice Relations Extérieures et Développement chez I&P.

Pourquoi une formation sur l’investissement d’impact  ?

L’investissement d’impact, initié par des acteurs privés, apporte une réponse concrète et pérenne aux urgences de notre monde et bouscule les frontières entre philanthropie et investissement à but lucratif : il cible des investissements réalisés au sein d’entreprises, d’organisations ou de fonds avec l’intention de générer des impacts sociaux et/ou environnementaux en même temps qu’un rendement financier.
Ce secteur en plein essor s’est structuré à partir de 2009 et représenterait aujourd’hui 114 milliards de dollars d’actifs financiers et une perspective de 17% de croissance pour 2017 (GIIN, Annual Impact Investor Survey, 2017). L’urgence climatique et de financement des nouveaux Objectifs du Développement Durable des Nations Unies accélère son développement, tout comme l’implication des acteurs privés, et notamment des grandes entreprises, qui considèrent l’investissement d’impact comme une voie innovante pour atteindre une nouvelle génération d’objectifs stratégiques.
Cette formation de haut niveau associe des experts francophones de premier plan, issus du monde professionnel et académique. Conçue comme un tour d’horizon de l’investissement d’impact, elle vise à faciliter le montage de projets dans ce secteur par des acteurs privés ou publics et à enrichir les modes plus traditionnels de financement. Axée sur la pratique professionnelle, elle offre à chaque auditeur :
•    Des clés de compréhension sur les grands enjeux du secteur
•    Une immersion dans les initiatives des pionniers, au travers d’études de cas approfondies
•    Les outils pour devenir acteurs de l’investissement d’impact ou s’en inspirer, par la réalisation d’un cas : le montage d’un véhicule d’investissement d’impact sur une thématique d’intérêt

A qui s'adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse à des cadres supérieurs issus d’horizons très divers, qui souhaitent monter des projets dans le secteur ou au sein de son écosystème : responsables du développement durable des multinationales, élus nationaux ou locaux, responsables de fondations ou « family office », hauts fonctionnaires français ou internationaux, professions intervenant dans l’écosystème de l’investissement d’impact (avocats, comptables, consultants, régulateurs, etc.), cadres du secteur financier et de la microfinance, responsables d’organisations engagées dans des partenariats public-privé, chercheurs, etc.

Photo © Joan Bardeletti / Les Grands Moyens

Intervenants

Aglaé Touchard-Le Drian
•    Responsable d’investissement senior, Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI, FEI, GEEREF)
•    Ancienne chargée d’Affaires chez Proparco

Jean-Michel Severino
•    Président d’Investisseurs & Partenaires
•    Ancien Vice-Président pour l’Asie de l’Est à la Banque mondiale et Directeur Général de l’Agence française de développement

Bernard Giraud
•    Co-fondateur et Président de Livelihoods Venture
•    Ancien Directeur Général du développement durable et de la responsabilité sociale du Groupe Danone

Olivier de Guerre
•    Président de Phitrust
•    Ancien Directeur Général du Crédit suisse Asset Management

Emilie Debled
•    Directrice Relations Extérieures et Développement chez I&P
•    10 ans d’expérience en agence de communication et design (2002-2012)

Sophie Faujour
•    Représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA)

 

Participeront à l’atelier-débat prévu en clôture de la formation

Mathieu Cornieti
•    Gérant d’Impact Partenaires

Patrick Guillaumont
•    Président de la Ferdi

Laurence Méhaignerie
•    Présidente et co-fondatrice de Citizen Capital

Sophie Faujour
•    Représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA)

 

Coordination et animation du cas pratique

Cécile Carlier
•    Directrice d’I&P Conseil
•    Précédemment Responsable Afrique subsaharienne et consultante industrielle à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel – ONUDI

Élodie Nocquet
•    Directrice ESG & Impact chez I&P
•    Précédemment Chargée d’investissement et responsable financière chez I&P

 

Organisateurs

Le séminaire est organisé conjointement par Investisseurs & Partenaires (I&P) et l’IHEDD, avec un panel d’intervenants de premier plan, références du monde professionnel ou académique.

Investisseurs & Partenaires est un groupe d’investissement d’impact dédié aux PME basées en Afrique subsaharienne et dans l’Océan Indien, convaincu que ces petites entreprises à fort potentiel contribuent activement à définir une croissance durable et inclusive sur le continent africain. Consultez le site web d'I&P en cliquant ici.

À travers l’IHEDD, son institut de formation, la Ferdi, reconnue établissement d’enseignement supérieur privé, a pour ambition de répondre à des problèmes d’actualité sur les politiques publiques de développement. Elle s’appuie sur les résultats de la recherche, en phase avec les programmes qu’elle développe.

 

La formation s'est articulée autour de quatre axes :

1- L’investissement d’impact, une nouvelle classe d’actifs financiers au service des enjeux de société
    •    L’investissement d’impact, une classe d’actifs spécifique
    •    Panorama mondial du secteur : quels acteurs, quels investisseurs, quelles cibles ?
    •    Principaux apports de l’approche tant pour les acteurs publics que privés

2- Des modes opératoires innovants, présentés par plusieurs pionniers du secteur
    •    étude de cas sur Phitrust, premier fonds d’impact français, qui cible des entreprises innovantes    et solidaires  
    •    étude de cas sur le fonds Livelihoods, initié par Danone et d’autres multinationales, qui unit les forces des entreprises, des états et des petits exploitants agricoles pour renforcer la sécurité alimentaire et lutter contre le réchauffement climatique.

3- Devenir acteur de l’investissement d’impact : les outils clés pour monter des projets
Avec l’appui de spécialistes, les participants travaillent en sous-groupes sur la constitution de A à Z d’un fonds d’impact sur une thématique de leur choix, dont ils définissent les principales modalités : thèse d’impact, définition des cibles d’investissements, mise en place d’une équipe, structuration financière et juridique, gestion et mesure de l’impact, stratégie de communication et de levée de fonds.

4- Quel avenir pour ce secteur qui bouscule les logiques traditionnelles de financement ?
Enjeux et perspectives du marché de l’investissement d’impact : la vision des institutions de financement du développement.
Atelier-débat de prospective et de réflexion sur les dilemmes et apports de l’approche d’impact par rapport aux démarches traditionnelles de contribution aux politiques publiques ou à la
rentabilité d’entreprise, animé par des experts de référence sur ces enjeux au sein des pays développés comme des pays en développement.

La plaquette de présentation est téléchargeable ici.

Certification
Les auditeurs ayant suivi la formation se voient remettre à l’issue une attestation des « Hautes études en développement durable» avec la mention : « Investissement d’impact : une nouvelle génération de financements au service des enjeux de société ».
La Ferdi est enregistrée comme organisme de formation professionnelle auprès du Préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous le numéro 84 6304821 63. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’état.

Frais de formation

Les frais de la formation sont de 2.500 euros pour une inscription avant le 29 juin 2018 et de 3.500 euros pour une inscription après cette date et au plus tard le 31 juillet 2018. Ces frais incluent le matériel pédagogique et les déjeuners. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des auditeurs.


Inscription

Le bulletin d'inscription est téléchargeable ici.

Il est à retourner complété et signé par courrier postal ou par courrier électronique à l’IHEDD (chloe.hugonnenc@ferdi.fr). L’acceptation définitive se fera sur réception du formulaire d’inscription et dans la limite des places disponibles.

 

Contact
Toute demande de renseignements peut être adressée par message électronique à l’IHEDD, à l’attention de Philippe Messéant, Administrateur (philippe.messeant@ferdi.fr).

Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

Formation sur l'investissement d'impact - Session 2018

Investisseurs & Partenaires et la Ferdi ont le plaisir de vous informer de la seconde édition de la formation sur l'investissement d'impact qui se tiendra du 18 au 20 septembre 2018 au siège d'I&P, 9 rue Notre Dame des Victoires, 75002 Paris

Comprendre les grands enjeux d’un secteur en plein essor, s’immerger dans les initiatives des pionniers au travers d’études de cas approfondies, devenir acteur de l’investissement  d’impact par la réalisation d’un cas.

Avec les interventions de Jean-Michel Severino, Président d’Investisseurs & Partenaires, Aglaé Touchard-Le Drian, Responsable d’investissement senior, Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI, FEI, GEEREF), ancienne chargée d’Affaires chez Proparco, Bernard Giraud, Co-fondateur et Président de Livelihoods Venture, Olivier de Guerre, Président de Phitrust et ancien Directeur Général du Crédit suisse Asset Management, Sophie Faujour, représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA), Émilie Debled, Directrice Relations Extérieures et Développement chez I&P.

Pourquoi une formation sur l’investissement d’impact  ?

L’investissement d’impact, initié par des acteurs privés, apporte une réponse concrète et pérenne aux urgences de notre monde et bouscule les frontières entre philanthropie et investissement à but lucratif : il cible des investissements réalisés au sein d’entreprises, d’organisations ou de fonds avec l’intention de générer des impacts sociaux et/ou environnementaux en même temps qu’un rendement financier.
Ce secteur en plein essor s’est structuré à partir de 2009 et représenterait aujourd’hui 114 milliards de dollars d’actifs financiers et une perspective de 17% de croissance pour 2017 (GIIN, Annual Impact Investor Survey, 2017). L’urgence climatique et de financement des nouveaux Objectifs du Développement Durable des Nations Unies accélère son développement, tout comme l’implication des acteurs privés, et notamment des grandes entreprises, qui considèrent l’investissement d’impact comme une voie innovante pour atteindre une nouvelle génération d’objectifs stratégiques.
Cette formation de haut niveau associe des experts francophones de premier plan, issus du monde professionnel et académique. Conçue comme un tour d’horizon de l’investissement d’impact, elle vise à faciliter le montage de projets dans ce secteur par des acteurs privés ou publics et à enrichir les modes plus traditionnels de financement. Axée sur la pratique professionnelle, elle offre à chaque auditeur :
•    Des clés de compréhension sur les grands enjeux du secteur
•    Une immersion dans les initiatives des pionniers, au travers d’études de cas approfondies
•    Les outils pour devenir acteurs de l’investissement d’impact ou s’en inspirer, par la réalisation d’un cas : le montage d’un véhicule d’investissement d’impact sur une thématique d’intérêt

A qui s'adresse cette formation ?

Cette formation s’adresse à des cadres supérieurs issus d’horizons très divers, qui souhaitent monter des projets dans le secteur ou au sein de son écosystème : responsables du développement durable des multinationales, élus nationaux ou locaux, responsables de fondations ou « family office », hauts fonctionnaires français ou internationaux, professions intervenant dans l’écosystème de l’investissement d’impact (avocats, comptables, consultants, régulateurs, etc.), cadres du secteur financier et de la microfinance, responsables d’organisations engagées dans des partenariats public-privé, chercheurs, etc.

Photo © Joan Bardeletti / Les Grands Moyens

Intervenants

Aglaé Touchard-Le Drian
•    Responsable d’investissement senior, Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI, FEI, GEEREF)
•    Ancienne chargée d’Affaires chez Proparco

Jean-Michel Severino
•    Président d’Investisseurs & Partenaires
•    Ancien Vice-Président pour l’Asie de l’Est à la Banque mondiale et Directeur Général de l’Agence française de développement

Bernard Giraud
•    Co-fondateur et Président de Livelihoods Venture
•    Ancien Directeur Général du développement durable et de la responsabilité sociale du Groupe Danone

Olivier de Guerre
•    Président de Phitrust
•    Ancien Directeur Général du Crédit suisse Asset Management

Emilie Debled
•    Directrice Relations Extérieures et Développement chez I&P
•    10 ans d’expérience en agence de communication et design (2002-2012)

Sophie Faujour
•    Représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA)

 

Participeront à l’atelier-débat prévu en clôture de la formation

Mathieu Cornieti
•    Gérant d’Impact Partenaires

Patrick Guillaumont
•    Président de la Ferdi

Laurence Méhaignerie
•    Présidente et co-fondatrice de Citizen Capital

Sophie Faujour
•    Représentante France de l’European Venture Philanthropy Association (EVPA)

 

Coordination et animation du cas pratique

Cécile Carlier
•    Directrice d’I&P Conseil
•    Précédemment Responsable Afrique subsaharienne et consultante industrielle à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel – ONUDI

Élodie Nocquet
•    Directrice ESG & Impact chez I&P
•    Précédemment Chargée d’investissement et responsable financière chez I&P

 

Organisateurs

Le séminaire est organisé conjointement par Investisseurs & Partenaires (I&P) et l’IHEDD, avec un panel d’intervenants de premier plan, références du monde professionnel ou académique.

Investisseurs & Partenaires est un groupe d’investissement d’impact dédié aux PME basées en Afrique subsaharienne et dans l’Océan Indien, convaincu que ces petites entreprises à fort potentiel contribuent activement à définir une croissance durable et inclusive sur le continent africain. Consultez le site web d'I&P en cliquant ici.

À travers l’IHEDD, son institut de formation, la Ferdi, reconnue établissement d’enseignement supérieur privé, a pour ambition de répondre à des problèmes d’actualité sur les politiques publiques de développement. Elle s’appuie sur les résultats de la recherche, en phase avec les programmes qu’elle développe.

 

La formation s'est articulée autour de quatre axes :

1- L’investissement d’impact, une nouvelle classe d’actifs financiers au service des enjeux de société
    •    L’investissement d’impact, une classe d’actifs spécifique
    •    Panorama mondial du secteur : quels acteurs, quels investisseurs, quelles cibles ?
    •    Principaux apports de l’approche tant pour les acteurs publics que privés

2- Des modes opératoires innovants, présentés par plusieurs pionniers du secteur
    •    étude de cas sur Phitrust, premier fonds d’impact français, qui cible des entreprises innovantes    et solidaires  
    •    étude de cas sur le fonds Livelihoods, initié par Danone et d’autres multinationales, qui unit les forces des entreprises, des états et des petits exploitants agricoles pour renforcer la sécurité alimentaire et lutter contre le réchauffement climatique.

3- Devenir acteur de l’investissement d’impact : les outils clés pour monter des projets
Avec l’appui de spécialistes, les participants travaillent en sous-groupes sur la constitution de A à Z d’un fonds d’impact sur une thématique de leur choix, dont ils définissent les principales modalités : thèse d’impact, définition des cibles d’investissements, mise en place d’une équipe, structuration financière et juridique, gestion et mesure de l’impact, stratégie de communication et de levée de fonds.

4- Quel avenir pour ce secteur qui bouscule les logiques traditionnelles de financement ?
Enjeux et perspectives du marché de l’investissement d’impact : la vision des institutions de financement du développement.
Atelier-débat de prospective et de réflexion sur les dilemmes et apports de l’approche d’impact par rapport aux démarches traditionnelles de contribution aux politiques publiques ou à la
rentabilité d’entreprise, animé par des experts de référence sur ces enjeux au sein des pays développés comme des pays en développement.

La plaquette de présentation est téléchargeable ici.

Certification
Les auditeurs ayant suivi la formation se voient remettre à l’issue une attestation des « Hautes études en développement durable» avec la mention : « Investissement d’impact : une nouvelle génération de financements au service des enjeux de société ».
La Ferdi est enregistrée comme organisme de formation professionnelle auprès du Préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous le numéro 84 6304821 63. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’état.

Frais de formation

Les frais de la formation sont de 2.500 euros pour une inscription avant le 29 juin 2018 et de 3.500 euros pour une inscription après cette date et au plus tard le 31 juillet 2018. Ces frais incluent le matériel pédagogique et les déjeuners. Les frais de déplacement et de séjour sont à la charge des auditeurs.


Inscription

Le bulletin d'inscription est téléchargeable ici.

Il est à retourner complété et signé par courrier postal ou par courrier électronique à l’IHEDD (chloe.hugonnenc@ferdi.fr). L’acceptation définitive se fera sur réception du formulaire d’inscription et dans la limite des places disponibles.

 

Contact
Toute demande de renseignements peut être adressée par message électronique à l’IHEDD, à l’attention de Philippe Messéant, Administrateur (philippe.messeant@ferdi.fr).

Groupe de travail transversal Afrique

Patrick Guillaumont a présenté les programmes de la Ferdi.

Le 13 février 2018, le Groupe de travail transversal Afrique (GTT Afrique) s'est réuni à l’Académie des technologies.

L’ordre du jour était le suivant:

  • Audition de Patrick Guillaumont, président de la Ferdi (Fondation pour les études et recherche sur le Développement international) : présentation de la Ferdi et de ses programmes d’action
  • Audition de Yves Le Bars, ancien D.G. du CEMAGREF, ex-président du GRET, président du Comité français pour la Solidarité internationale
  • Compte-rendu de la séance de travail à l’Ambassade de Côte d’Ivoire
  • Compte-rendu de la journée organisée par le MEAE sur Développement, Climat, Sécurité, enjeux d’une nouvelle politique de coopération
  • Compte-rendu du rendez-vous avec Cyrille Pierre, Directeur du développement  durable à la direction de la Globalisation et du Développement au MEAE
  • Examen du plan du rapport
  • Examen d’une esquisse des propositions possibles du Groupe au bureau de l’Académie.

Patrick Guillaumont  a présenté les programmes de la Ferdi, en particulier l'Observatoire de la compétitivité durable (OCD), l'Institut des Hautes études du développement durable (IHEDD), la Chaire Sahel et les séminaires Innovations agricoles : apprendre pour adopter  et Financement et Assurance des Risques de Désastres Naturels.

Groupe de travail transversal Afrique

Patrick Guillaumont a présenté les programmes de la Ferdi.

Le 13 février 2018, le Groupe de travail transversal Afrique (GTT Afrique) s'est réuni à l’Académie des technologies.

L’ordre du jour était le suivant:

  • Audition de Patrick Guillaumont, président de la Ferdi (Fondation pour les études et recherche sur le Développement international) : présentation de la Ferdi et de ses programmes d’action
  • Audition de Yves Le Bars, ancien D.G. du CEMAGREF, ex-président du GRET, président du Comité français pour la Solidarité internationale
  • Compte-rendu de la séance de travail à l’Ambassade de Côte d’Ivoire
  • Compte-rendu de la journée organisée par le MEAE sur Développement, Climat, Sécurité, enjeux d’une nouvelle politique de coopération
  • Compte-rendu du rendez-vous avec Cyrille Pierre, Directeur du développement  durable à la direction de la Globalisation et du Développement au MEAE
  • Examen du plan du rapport
  • Examen d’une esquisse des propositions possibles du Groupe au bureau de l’Académie.

Patrick Guillaumont  a présenté les programmes de la Ferdi, en particulier l'Observatoire de la compétitivité durable (OCD), l'Institut des Hautes études du développement durable (IHEDD), la Chaire Sahel et les séminaires Innovations agricoles : apprendre pour adopter  et Financement et Assurance des Risques de Désastres Naturels.

Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

What’s new in innovative financing?

IDGM IDGM workshop on innovative financing

FERDI and IDDRI, together with the French Ministry of European and Foreign Affairs, organized a workshop on innovative financing.

Expected outcomes

The aim was to review the existing innovative development finance mechanisms based on evidence from key players involved in implementing certain forms of financing, and discuss opportunities that have not yet been explored, in particular the estimated potential for innovation and “replicability” of mechanisms applied to some of the most underfunded areas.

It was expected that each speaker provide input that will contribute to an assessment of what has worked well or less well.

Discussion on the opportunities these lessons offer in terms of:

  •  “replicability” to other sectors;
  •  the effectiveness of development cooperation;
  • capacity for covering financial needs

 

Read : What’s new in innovative financing? (DRAFT)

Matthieu Boussichas & Vincent Nossek (Ferdi)

 

 

 

 

Power point presentations :

 

The Initiative for Development and Global Governance (IDGM) aims to foster the emergence of a French and Francophone capacity, within a European framework, to generate ideas and to influence the international debate in the field of international development. This initiative, which gathers IDDRI and FERDI, benefits from public support through the Agence française de développement (AFD).
 
Learn more: www.idgm.org

 

 

 

The adoption of the 2030 Agenda and the Sustainable Development Goals (SDGs) have, among other things, raised the question of how the activities that contribute to these objectives will be financed. While the scale of the funding required is dizzying (the United Nations has indicated that several thousand billion dollars a year will be needed to achieve the SDGs (UNCTAD, 2014)), the key issue is working out how to direct the significant resources available worldwide towards financing these goals. Given that Official Development Assistance (ODA) is far from sufficient to finance the SDGs in full, an innovative approach needs to be taken, in order to implement mechanisms that can be used to direct the resources available towards sustainable development – hence the term “Innovative financing”.

Hidden behind this phrase is a set of financial practices and mechanisms designed to raise funds to support development, in addition to the assistance traditionally mobilised, and optimise their impact. Innovative financing is also supposed to be characterised by its predictability, stability and sustainability.

Used in its various accepted meanings, the term “innovative” financing is not intended to be misleading. In practice, there is a wide range of so-called “innovative” financing mechanisms. Some of the oldest are designed to increase the resources available to support development policies or a related purpose. Others, which are more complex and more recent, associate additional funding with the notion of outcomes. The Dalberg report (2014) estimates the amount of innovative financing for development mobilised between 2001 and 2013 at US$100 billion, with an annual increase in volume of 11%[1]. Understanding innovative financing means making a distinction between several different categories.

The first category consists of mechanisms viewed as innovative because of their capacity for mobilising additional resources to support development policies. Most of the time, these are financial mechanisms that are adapted to address specific situations or applied to particular purposes. Within this category, there are two distinct groups.

  1. The first consists of new tax bases, particularly those linked to globalisation, such as taxes on plane tickets, financial transactions, carbon emissions trading or mining resources, which make it possible to redistribute a very small proportion of the income from these activities. While the principle of taxation is well established, its application to new areas is viewed as innovative and provides a means of releasing new resources. International taxation still offers significant potential for development financing.
  2. Another group consists of mechanisms that are innovative in terms of seeking a leverage effect, such as guarantees[2] and combining private-sector and government revenue[3].

A second category of innovative financing consists of mechanisms whose primary objective is to achieve outcomes. Again, there are two distinct groups within this category.

  1. Impact investing which aims to generate social and environmental impacts at the same time as delivering a financial return. This capital-investment targets “companies with significant social impact and/or enterprises that are too small to meet the criteria of eligibility of traditional investors[4].
  2. Mechanisms based on contracts between a public-sector stakeholder and a public or private-sector provider, linking the payment of the service provided to specific outcomes to be achieved. In this case, the private-sector provider covers the investment and is paid by the public-sector stakeholder later, with interest, according to the outcomes achieved[5].

Development impact bonds and social impact bonds are a specific and relatively new type of these mechanisms. They aim to finance service public costs by a private provider. In fine, the public ordering institution reimburses and remunerates investors according to the outcome obtained. The return on investment is thus depending on the achievement of pre-defined objectives that are measured by an independent institution. These “bonds” are also contracts (they are not bond securities). One of the strengths of this kind of mechanisms is that investors have an interest at least equal to that of the public ordering institution in ensuring the achievement of the objectives.

  1. We can also include here thematic bonds, as green bonds for instance, that are aiming to orient investors towards projects concerned with a specific cause (environmental quality in the case of green bonds) for which traditional financing instruments are not relevant. They are issued by public development banks, local authorities, large companies or States.

A third category is composed by mechanisms whose innovation is in the financing modalities:

  1. Original ways to manage debt as loans that are indexed against GDP and other countercyclical instruments[6], and debt-swap.
  2. Mechanisms based on bonds issuance for which several donors pledge to reimburse, in the long run, in order to ensure the immediate financing of the provision of a public service that a developing countries is unable to finance alone. The International Finance Facility for Immunisation (Iffim) is an example.
  3. Mechanisms that aim to create a market, such as Gavi’s Advance Market Commitment (AMC), through which donors commit to finance the purchase of vaccines over the long term, to encourage laboratories to develop vaccines and sell them at affordable prices.
  4. There are numerous specific mechanisms in the climate area. Examples include index-linked insurance, flexible savings schemes and loans designed to address the risks associated with natural disasters, and “carbon offset”-type mechanisms based on market principles, such as payment for environmental services, e.g. REDD+ for forests (Angelsen, 2015).

These mechanisms seek to reconcile market imperatives and public benefit. They are particularly well aligned with the spirit of the Addis Ababa Action Agenda on development finance (United Nations, 2015) and the SDGs.

Another aspect of the topic is technological innovation to support development finance. The digitisation of the economy and current practices, particularly in banking, offer new opportunities to raise funds, for example, the ability to make a donation via text message and wider access to traditional financing mechanisms in the economy.[7] This is one of the aspects this workshop is aiming to cover.

 

[1] Dalberg (2014) “did not include bonds to fund infrastructure or public private partnerships (PPPs) that focus on infrastructure investment. In addition, [it] only considered mechanisms where resources were deployed in developing countries”.

[2] See in particular, Benn et al. (2015). A case study on the guarantees applied to city financing has been carried out by Iddri (Criqui and Vaillé, 2017)

[3] See in particular Benn et al. (2017), OECD (2018)

[5] To a certain extent, public-private partnerships can be viewed as a simple form of innovative financing

[6] See Panizza (2015), among others

[7]Digitisation has various other consequences on how economies are financed (the “blockchain” revolution, for example) but it is not possible to cover everything in one event.

References

Chapters of the book Financing Sustainable Development: Addressing Vulnerabilities, Boussichas, M. and Guillaumont (Eds.), P. (Economica), 2015 :

Angelsen, A. (2015) « All You Need Is Cash (for REDD+)? »

Benn J., Sangaré C. and Mirabile M. (2015), « Potential and Perspectives for Using Guarantees for Development in the Post-2015 Framework »

Douste-Blazy, P. and Filipp, R. (2015), « Innovative Financing for Development»

Jacquet, P. and Pande, V. (2015), Financial Innovation for Global Solidarity »

Panizza, U. (2015), « Debt Sustainability in Low Income Countries : The Grants versus Loans Debate in a World Without Crystal Balls »

Benn, J., Sangaré C.  and Hos T. (2017), « Amounts Mobilised from the Private Sector by Official Development Finance Interventions: Guarantees, syndicated loans, shares in collective investment vehicles, direct investment in companies, credit lines », OECD Development Co-operation Working Papers, No. 36, OECD Publishing, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/8135abde-en

Clarke, D., de Janvry, A., Sadoulet, E., Skoufias, E. (eds.) (2015), Disaster Risk Financing and Insurance: Issues and Results, Ferdi, 105 p

Criqui, L. and Vaillé, J. (2017), « Les garanties pour le financement des villes en développement : un outil prometteur pour les bailleurs ? », Iddri Issue Brief n°04/17, Juillet 2017

Dalberg (2014), Innovative Financing for Development: Scalable Business Models that Produce Economic, Social, and Environmental Outcomes, AFD, City, GDI, Dalberg

Mathonnat, J. and Pélissier, A. (2017), « How a results-based financing approach can contribute to the health SDGs: policy-oriented lessons from what we do know and do not yet know », Iddri Case study

UNCTAD (2014), World Investment Report: Investing in the SDGs, an action plan, Nations unies, New-York et Genève

United Nations (2015), Addis Ababa Action Agenda of the Third International Conference on Financing for Development (Addis Ababa Action Agenda). Nations unies, New York. http://www.un.org/esa/ffd/wp-content/uploads/2015/08/AAAA_Outcome.pdf

OECD (2018), Making Blended Finance Work for the Sustainable Development Goals, OECD Publishing, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/9789264288768-en

 

08:30    Welcome

09:00    Introductory remarks – Cyrille Pierre (French Ministry of Foreign Affairs)  and Patrick Guillaumont (Ferdi)

09:05    Keynote – Mariam Jashi, President of Leading Group on Innovative Financing for Development

09.20 1st session: Innovative financing to generate additional resources.

09.20    New tax bases

09.50    Blending mechanisms and guarantees for development

10:30 Coffee break

10:40    2nd session: Innovative financing to generate results

10.40    Impact Investment, Output-based payments and Thematic bonds,

11.45    Debate with the floor

12:00    3rd session: Innovation through financing modalities

12.00    Innovative management of debt, Climate finance and other mechanisms and aspects of innovative financing

12.30    Debate with the floor

 

Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

Quoi de neuf sur les financements innovants?

IDGM Atelier IDGM sur les financements innovants

En collaboration avec le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, la Ferdi et l’Iddri, réunis sous l’Initiative pour le développement et la gouvernance mondiale (IDGM) organisent un atelier de consultation sur les financements innovants.

Attendus de l'atelier

L'atelier visait à recueillir le témoignage de praticiens, financiers, investisseurs, experts et chercheurs  sur le bilan qu’il est possible d’établir des mécanismes innovants de financement du développement et à discuter des perspectives qu’offrent chacun d’entre eux ainsi que des possibilités de les répliquer à des domaines parmi les plus sous-financés.

    Il était attendu que chaque intervenant apporte des éléments contribuant à établir un bilan sur ce qui a marché et ce qui a moins bien fonctionné. Discussion sur les perspectives qu’offrent ces leçons en matière :

    • de « réplicabilité » à d’autres secteurs ;
    • d’efficacité de la coopération au développement ;
    • de capacité à couvrir les besoins financiers

     

    A lire : Quoi de neuf sur les financements innovants ? (DRAFT)

    Matthieu Boussichas & Vincent Nossek (Ferdi)

     

     

     

     

     

    Les présentations power point

     

     

    L'initiative pour le développement et la gouvernance mondiale (IDGM) vise à favoriser l’émergence d’une capacité française et francophone, dans un cadre européen, à produire des idées et à influencer le débat international dans le domaine du développement international. Cette initiative, qui réunit l’Iddri et la Ferdi, bénéficie d’un soutien public à travers l’Agence française de développement (AFD).
     
    En savoir plus : www.idgm.org

    Avec l’adoption de l’Agenda 2030 et des Objectifs du développement durable (ODD) se pose notamment la question du financement des activités contribuant à la réalisation de ces objectifs. Si l’ordre de grandeur des besoins de financement a de quoi donner le vertige (les Nations unies parlent de plusieurs milliers de milliards de dollars annuels pour atteindre les ODD (CNUCED, 2014)), la question est surtout de trouver comment drainer les importantes ressources disponibles à travers le monde vers le financement de ces objectifs. L’aide publique au développement (APD) étant largement insuffisante pour couvrir le besoin de financements des ODD, la mise en place de mécanismes capables d’orienter utilement les ressources disponibles en faveur d’un développement durable nécessite d’innover.

    C’est ainsi qu’un ensemble de pratiques et de mécanismes financiers ont vu le jour, visant à récolter des ressources en faveur du développement, additionnelles à l’aide telle qu’elle est traditionnellement mobilisée, et à optimiser leur impact. Ces financements, dits « innovants », sont également supposés se caractériser par leur prévisibilité, leur stabilité, et leur pérennité.

    Utilisé dans des acceptions variées, le terme de « financement innovant » ne doit pas être trompeur. Il existe en effet une large gamme de financements innovants. Certains parmi les plus anciens visent à accroître les moyens disponibles en faveur de la politique de développement ou d’un objet lié à celle-ci. D’autres de conception plus élaborée et plus récente associent la notion de résultats à celle de la mobilisation de fonds additionnels. Le rapport Dalberg (2014) estime les financements innovants pour le développement mobilisés entre 2001 et 2013 à 100 milliards de dollars US avec une croissance annuelle du volume de 11% par an[1]. Pour faire le point sur les financements innovants, il est nécessaire d’en distinguer plusieurs catégories.

    Une première regroupe des mécanismes considérés comme innovants par leur capacité à mobiliser des ressources supplémentaires en faveur des politiques de développement. Il s’agit la plupart du temps de mécanismes financiers adaptés à des situations spécifiques ou appliqués à des objets particuliers. Au sein de cette catégorie, on peut distinguer deux groupes.

    1. Le premier est constitué par les nouvelles assiettes fiscales, notamment liées à la mondialisation, comme les billets d’avion, les transactions financières, les transactions de dioxyde de carbone ou les ressources extractives, qui permettent de redistribuer une partie du fruit de ces activités. Si le principe d’une taxe est ancien, son application à de nouveaux objets est considérée comme innovante et permet de dégager des ressources nouvelles. Les potentialités de la fiscalité internationale en faveur du développement restent importantes.
    2. Le second réunit les mécanismes innovants par la recherche d’effet de levier comme les garanties[2] et le mixage de ressources publiques et privées[3].

    Une seconde catégorie de financements innovants rassemble des mécanismes dont l’objectif principal est l’atteinte de résultats. Au sein de cette catégorie, on trouve :

    1. L’investissement d’impact (ou de mission) dont le but est de générer des impacts sociétaux (sociaux et/ou environnementaux) en parallèle d’un retour financier. Ce capital-investissement cible « des entreprises à fort impact sociétal et/ou trop petites pour rentrer dans les critères des investisseurs traditionnels »[4].
    2. Des mécanismes basés sur des contrats entre un acteur public et une entité publique ou privé conditionnant le paiement de la prestation à un résultat à atteindre. Ici, l’entité chargée d’atteindre le résultat mutuellement défini finance tout ou partie des coûts de mise en œuvre du projet ou du programme et se verra rétribué ou pas par l’acteur public selon les résultats produits au cours ou à la fin du projet/programme[5].

    Les « Development impact bonds » et « Social impact bonds » sont une forme particulière et relativement nouvelle de ces mécanismes. Ils visent à faire financer par des investisseurs externes des prestations de service public assurées par un prestataire privé. Le donneur d’ordre public rembourse et rémunère in fine les investisseurs selon le résultat produit. Le retour sur investissement est donc conditionné à l’atteinte de résultats préalablement définis et mesurés par une autorité indépendante. Il s’agit là aussi de contrats (et non pas d’obligations). L’une des forces de ce genre de mécanismes est que les investisseurs ont autant intérêt que l’autorité publique à ce que le prestataire produise les résultats attendus.

    1. On peut également inclure ici les obligations thématiques, comme les obligations vertes (ou « Green bonds »), qui visent à orienter les investisseurs vers des projets soucieux d’une cause pour laquelle les outils classiques de financement peinent à produire un résultat. Elles sont émises par des banques publiques de développement, des collectivités territoriales, des grandes entreprises, ou des États.

    Une troisième catégorie rassemble les mécanismes dont le potentiel d’innovation se trouve dans les modalités de financement :

    1. Les mécanismes originaux de gestion de la dette comme les prêts indexés sur le PIB et autres instruments contra-cycliques[6] et les échanges de dettes (« Debt-swap »).
    2. Les mécanismes de financement basés sur l’émission d’obligations qu’un groupe de bailleurs s’engage à rembourser à terme, en vue d’assurer le financement de la fourniture immédiate d’un service public qu’un pays en développement ne parvient pas à financer seul. C’est par exemple le cas de la Facilité internationale pour le financement de la vaccination (Iffim).
    3. Les mécanismes visant à créer un marché comme la Garantie de marché (AMC) de Gavi par laquelle les donateurs s’engagent à financer l’achat de vaccins à long terme afin d’inciter les laboratoires à développer ces vaccins et à les vendre à prix abordables.
    4. Dans le domaine climatique, il existe de nombreux instruments spécifiques. Citons par exemple les assurances indicielles, les dispositifs flexibles d’épargne, les crédits adaptés pour faire face aux risques liés aux catastrophes naturelles, ou encore les mécanismes de type « compensation carbone » basés sur des principes de marché comme le paiement pour services environnementaux tel que REDD+ pour les forêts (Angelsen, 2015).

    Ces mécanismes cherchent à concilier les impératifs de marché avec l’intérêt public. Ils s’avèrent particulièrement en ligne avec l’esprit du Programme d’action d’Addis-Abeba sur le financement du développement (Nations unies, 2015) et celui des ODD.

    Une autre dimension du sujet est l’innovation technologique au service du financement du développement. La digitalisation de l’économie et des pratiques courantes, notamment bancaires, offrent de nouvelles opportunités de mobilisation de fonds comme avec le développement des dons par SMS et un plus large accès des populations aux mécanismes de financement classiques de l’économie[7]. C’est un aspect que les discussions prévues dans le cadre de cet atelier devront intégrer.

     

     

    [1] Dalberg (2014) ne considère que les mécanismes dont les ressources sont allouées aux pays en développement. Sont exclus les partenariats public-privé et les obligations finançant les infrastructures.  

    [2] Voir notamment Benn et al. (2015). Une étude de cas sur les garanties appliquées au financement des villes a été menée par l’Iddri (Criqui et Vaillé, 2017)

    [3] Voir notamment Benn et al. (2017), OCDE (2018)

    [5] Dans une certaine mesure les partenariats publics-privés peuvent être considérés comme une forme simple de financement innovant

    [6] Voir notamment Panizza (2015)

    [7] La digitalisation a bien d’autres conséquences sur le financement des économies (la révolution de la « blockchain » par exemple) mais il n’est pas possible de tout aborder dans un atelier.

    Références

    Chapitres de l’ouvrage Financer le développement durable. Réduire les vulnérabilités, Boussichas, M. et Guillaumont, P. (Economica), 2015 :

    Angelsen, A. (2015) « All You Need Is Cash (for REDD+)? »

    Benn J., Sangaré C. et Mirabile M. (2015), « Potentiel et perspectives de l'utilisation des garanties pour le développement »

    Douste-Blazy, P. et Filipp, R. (2015), « Les financements innovants pour le développement »

    Jacquet, P. et Pande, V. (2015), « Financer la solidarité internationale: une question d’innovation »

    Panizza, U. (2015), « Soutenabilité de la dette dans les pays à faible revenu : le débat « prêts ou dons » sans boule de cristal »

    Benn, J., Sangaré C.  et Hos T. (2017), « Amounts Mobilised from the Private Sector by Official Development Finance Interventions: Guarantees, syndicated loans, shares in collective investment vehicles, direct investment in companies, credit lines », OECD Development Co-operation Working Papers, No. 36, OECD Publishing, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/8135abde-en

    Clarke, D., de Janvry, A., Sadoulet, E., Skoufias, E. (eds.) (2015), Disaster Risk Financing and Insurance: Issues and Results, Ferdi, 105 p

    CNUCED (2014), World Investment Report: Investing in the SDGs, an action plan, Nations unies, New-York et Genève

    Criqui, L. et Vaillé, J. (2017), « Les garanties pour le financement des villes en développement : un outil prometteur pour les bailleurs ? », Iddri Issue Brief n°04/17, Juillet 2017

    Dalberg (2014), Innovative Financing for Development: Scalable Business Models that Produce Economic, Social, and Environmental Outcomes, AFD, City, GDI, Dalberg

    Mathonnat, J. et Pélissier, A. (2017), « How a results-based financing approach can contribute to the health SDGs: policy-oriented lessons from what we do know and do not yet know », Iddri Case study

    Nations unies (2015), Addis Ababa Action Agenda of the Third International Conference on Financing for Development (Addis Ababa Action Agenda). Nations unies, New York. http://www.un.org/esa/ffd/wp-content/uploads/2015/08/AAAA_Outcome.pdf

    OCDE (2018), Making Blended Finance Work for the Sustainable Development Goals, OECD Publishing, Paris. http://dx.doi.org/10.1787/9789264288768-en

     

     

     

    08h30  Accueil des participants

    09h00  Propos introductifs – Cyrille Pierre (MEAE) et Patrick Guillaumont (Ferdi)

    09h05  Keynote – Mariam Jashi, Présidente du Groupe pilote sur les financements innovants pour le développement

    09h20  1ère session – Mobilisation innovante de ressources supplémentaires

    9h20     Les nouvelles assiettes fiscales

    9h50     Mécanismes de mixage et garanties pour le développement

    10h30 Pause-café

    10h40  2ème session – Le recherche innovante d’impact

    10h40 Impact Investment, Paiements sur résultats et obligations thématiques

    11h45  Débat avec la salle

    12h00  3ème session – L’innovation par les modalités de financement

    12h00 Gestion innovante de la dette, Financements climat, Autres mécanismes et aspects des financements innovants

    12h30 Débat avec la salle

    Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

    Brown-bag lunch avec Michel Garenne

    Ce séminaire a traité de la question démographique en Afrique subsaharienne, et plus précisément du lien entre le planning familial et la fécondité.
    Le 18 décembre, la Ferdi et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) ont organisé un brown-bag Lunch où Michel Garenne, démographe à l'Institut Pasteur et Senior Fellow Ferdi, était invité à présenter au MEAE ses récentes publications sur la question démographique en Afrique subsaharienne, et plus précisément le lien entre le planning familial et la fécondité.

    S'appuyant sur ses travaux publiés à la Ferdi, Michel Garenne a notamment retracé les liens entre planning familial, prévalence de la contraception et tendances de la fécondité en Afrique subsaharienne, à partir d’études de cas portant sur des pays disposant d’enquêtes démographiques :
     

     

     

    Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

    Brown-bag lunch avec Michel Garenne

    Ce séminaire a traité de la question démographique en Afrique subsaharienne, et plus précisément du lien entre le planning familial et la fécondité.
    Le 18 décembre, la Ferdi et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères (MEAE) ont organisé un brown-bag Lunch où Michel Garenne, démographe à l'Institut Pasteur et Senior Fellow Ferdi, était invité à présenter au MEAE ses récentes publications sur la question démographique en Afrique subsaharienne, et plus précisément le lien entre le planning familial et la fécondité.

    S'appuyant sur ses travaux publiés à la Ferdi, Michel Garenne a notamment retracé les liens entre planning familial, prévalence de la contraception et tendances de la fécondité en Afrique subsaharienne, à partir d’études de cas portant sur des pays disposant d’enquêtes démographiques :
     
     

     

    Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

    International conference “Development, climate, security: challenges for a new cooperation policy”

    Organised by CERDI, FERDI and IDDRI as part of the Initiative for Development and Global Governance (IDGM), and LABEX IDGM+

    Alongside development investment, tackling insecurity remains a key component of the international agenda. The dialectic between crisis or conflict management and development processes has been a long-standing challenge for cooperation with the developing countries. Climate change and growing insecurity in some parts of the world are likely to increase the difficulty of taking action. What are the linkages between conflict resolution, climate mitigation and development? How, in this context, can a new cooperation policy be defined for France and for Europe?

    To contribute to the issue, FERDI and IDDRI, meeting within the Initiative for Development and Global Governance (IDGM), which has been supported by the French Development Agency since 2007, as well as CERDI, associated with IDGM+, which received the French “Laboratoire d’Excellence” label in 2011, organised the conference:

    “Development, climate and security: challenges for a new cooperation policy”,
    Monday, January 15, 2018, 9am-6pm
    on the premises of the French Ministry for Europe and Foreign Affairs.
    27, rue de la Convention, Paris 15ème

     

    Objectives

    • Proposing robust, empirical analyses to enable the definition of an agenda for action linking security, environment and development and fostering clear policy choices.
    • Proposing avenues for aligning the international development agenda with a view to each country achieving the SDGs with the EU security agenda.

    The event brought together policymakers and public authorities from the global North and South, as well as stakeholders and experts in international relations and sustainable development.

     

    The Initiative for Development and Global Governance (IDGM) aims to foster the emergence of a French and Francophone capacity, within a European framework, to generate ideas and to influence the international debate in the field of international development. This initiative, which gathers IDDRI and FERDI, benefits from public support through the Agence française de développement (AFD).
     
    The IDGM+ project "Designing new international development policies based on research results. Strengthening the Initiative for Development and Global Governance" is an extension of the IDGM initiative and also gathers CERDI. The IDGM+ project was selected in 2011 as part of the « Investissements d’Avenir » program for excellence research centers (Labex). It gathers a network of 270 researchers.
     
    Learn more: www.idgm.org

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    With presentations of original work by:

     

    • Frédéric Docquier, Professor at the Catholic University of Louvain, Senior Researcher at FERDI
      Poverty, climate, insecurity: respective and combined impact on migration – What challenges for development policies?

    • Dominic Rohner, Professor of Political and Institutional Economics at HEC Lausanne, University of Lausanne, Research Fellow at the Centre for Economic Policy Research (CEPR) Do security and environmental risks challenge the analysis and design of development projects?

    • Barbara Buchner, Senior Director of the Climate Policy Initiative (CPI)
      Financing for development, security and climate: respective shares, synergies, competition or complementarity?

    • Gaël Giraud, Chief Economist and Executive Director of the Innovation, Research and Knowledge Direction at the Agence française de développement (AFD)
      Governance at the core of development interventions, conflict management and climate action, seen as the construction of a common good.

     

    In the presence of: 

     

    • Rabah Arezki, Chief Economist for Middle East and North Africa, World Bank

    • Louise Baker, Director of the Department of External Relations, Policy and Advocacy (ERPA), UN Convention to Combat Desertification (UNCCD)

    • Simone Bertoli, Professor, CERDI

    • Pascal Delisle, Climate Change Advisor, European External Action Service (EEAS), European Union

    • Jean-Marie Guehenno, Former Chief Executive Officer, International Crisis Group, former Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, United Nations

    • Patrick Guillaumont, President, FERDI

    • Ingrid Holmes, Director, E3G

    • Alain de Janvry, Professor, University of California Berkeley, and Senior Fellow Ferdi

    • Inge Kaul, Assistant Professor, Hertie School of Governance, Berlin, Germany

    • Sylvie Lemmet, Chief Counsellor, Cour des Comptes (French Court of Audit)

    • Cyrille Pierre, Sustainable Development Director, French Ministry for Europe and Foreign Affairs

    • Luc du Perron de Revel, Major General, French Army, former Commander of the Adapted Military Service (ADM)

    • Mario Pezzini, Director, Development Center, OECD

    • Emmanuel Puisais-Jauvin, Deputy Director General for Global Affairs, Culture, Education and International Development, French Minister of Europe and Foreign Affairs

    • Teresa Ribera, Director, IDDRI

    • Grégoire Rota Graziosi, Professor and Director, CERDI

    • Jean-Michel Sévérino, Chief Executive Officer, Investisseurs & Partenaires (I&P)

    • Youba Sokona, Special Advisor for Sustainable Development, South Centre, and Vice-Chair, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)

    • Luis Tejada Chacon, Director, Spanish Cooperation Agency for International Development (AECID) – Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID)

    • Charles Tellier, responsible for the Crisis and Conflict Unit, French Development Agency (AFD)

    • Ginette Ursule Yoman, Former Secretary of State for Governance and Capacity Building, Côte d' Ivoire

    • Bernard Ziller, Senior Economic Advisor, European Investment Bank (EIB)

    9:00-9:10 - Welcome

    • Patrick Guillaumont, President, FERDI
    • Teresa Ribera, Director, IDDRI
    • Grégoire Rota Graziosi, Professor and Director, CERDI

    9:10-9:30 - Opening of the conference

    • Emmanuel Puisais-Jauvin, Deputy Director General for Global Affairs, Culture, Education and International Development, French Minister of Europe and Foreign Affairs

    9:30-11:00 - Session 1

    Poverty, climate, insecurity: respective and combined impact on migration – What challenges for development policies?

    The goal of this session was to take stock of the linkages between, on the one hand, poverty and inequalities, political or military conflicts and the impacts of climate change and, on the other hand, the different types of migration (international migration to Europe, but also intra-regional, intra-national and commuter migration, etc.).

    This particularly implies clarifying the different types of migration, the various factors causing migration, and the linkages between migration and the development of home territories and of host territories and countries. The session was also the opportunity to discuss the importance of distinguishing between forced migration and migration as an adaptation strategy in the face of political, climate or economic shocks.

    • Chair of the session: Teresa Ribera, Director, IDDRI
    • Keynote: Frédéric Docquier, Professor, Catholic University of Louvain, and Senior Researcher, FERDI [see his ppt presentation]

    Panellists:

    • Louise Baker, Director of the Department of External Relations, Policy and Advocacy (ERPA), UN Convention to Combat Desertification (UNCCD)
    • Simone Bertoli, Professor, CERDI
    • Youba Sokona, Special Advisor for Sustainable Development, South Centre, and Vice-Chair, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)

    11:15–12:45 -  Session 2

    Do security and environmental risks challenge the analysis and design of development projects?

    The aim of this session was to discuss the impact of risks connected to security and political or military conflicts, but also to climate change (including for the sharing of natural resources) on the identification, design and implementation of development projects. In addition to addressing these risks in terms of project evaluation, the session aimed to clarify how development interventions (at the project or policy level) can help to reduce these risks. The linkages between humanitarian approaches, military approaches and development approaches were discussed during this session.

    • Chair of the session: Grégoire Rota Graziosi, Professor and Director, CERDI
    • Keynote: Dominic Rohner, Professor of Economics, University of Lausanne, Researcher, Center for Economic Policy Research [see his ppt presentation]

    Panellists:

    • Rabah Arezki, Chief Economist for Middle East and North Africa, World Bank
    • Charles Tellier, responsible for the Crisis and Conflict Unit, French Development Agency (AFD)
    • Bernard Ziller, Senior Economic Advisor, European Investment Bank (EIB)

    12:45 - 2:00 pm. : Lunch

    2:00–3:30 - Session 3

    Financing for development, security and climate: respective shares, synergies, competition or complementarity?

    This session aimed to identify the inevitable trade-offs between financing for development, for security and for climate mitigation. It was the opportunity to discuss choices concerning the allocation or targeting of public and private financing towards the countries and territories that need it the most, when they are also the areas of highest risk. The session also focused on the distribution of public financing between different types of instruments, depending on the bilateral or multilateral financing institutions.

    • Chair of the session: Patrick Guillaumont, President, FERDI
    • Keynote: Barbara Buchner, Executive Director, Climate Policy Initiative [see her ppt presentation]

    Panellists:

    • Ingrid Holmes, Director, E3G
    • Alain de Janvry, Professor, University of California Berkeley, and Senior Fellow Ferdi
    • Sylvie Lemmet, Chief Counsellor, Cour des Comptes (French Court of Audit)
    • Cyrille Pierre, Sustainable Development Director, French Ministry for Europe and Foreign Affairs

    3:45 – 5:15: Session 4

    Governance at the core of development interventions, conflict management and climate action, seen as the construction of a common good

    The goal of this session was to stress the importance of governance as a major issue in dealing with political conflicts and reducing security and environmental risks (through better management as a common good). This session focused on the challenges of building international governance institutions (at the global level, as with the climate, or at the regional level, as with the joint management of shared water resources), or of national or local governance. It was also the opportunity to discuss the instruments for development action the most conducive to improving governance.

    • Chair of the session: Jean-Michel Sévérino, Chief Executive Officer, Investisseurs & Partenaires (I&P)
    • Keynote : Gaël Giraud, Chief Economist, Executive Director of the Innovation, Research and Knowledge Division, French Development Agency (AFD)

    Panellists:

    • Pascal Delisle, Climate Change Advisor, European External Action Service (EEAS), European Union
    • Inge Kaul, Assistant Professor, Hertie School of Governance, Berlin, Germany
    • Youba Sokona, Special Advisor for Sustainable Development, South Centre, and Vice-Chair, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC)

    5:30 – 6:30 : Final Round table

    What international development policy to address the threefold challenge of poverty, climate and insecurity?

    Facilitator: Tertius Zongo, High-Level Advisor on the Sahel Region, African Development Bank, and former Prime Minister of Burkina Faso

    Panel :

    • Luc du Perron de Revel, Major General, French Army, former Commander of the Adapted Military Service (ADM)
    •  Jean-Marie Guehenno, Former Chief Executive Officer, International Crisis Group, former Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, United Nations
    • Mario Pezzini, Director, Development Center, OECD
    • Luis Tejada Chacon, Director, Spanish Cooperation Agency for International Development (AECID) – Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID)
    • Ginette Ursule Yoman, Former Secretary of State for Governance and Capacity Building, Côte d' Ivoire

     

     

    On 15 January 2018, CERDI, FERDI and IDDRI held a conference in Paris, at the Ministry of Foreign Affairs, entitled ‘Development, climate, security: challenges for a new cooperation policy’.

    This conference was held under the auspices of the Global Governance Development Initiative IDGM reinforced by the labex (IDGM+) which aims to foster the emergence of a French and Francophone capacity, within a European framework, to generate ideas and to influence the international debate in the field of international development. This initiative, gathers IDDRI and FERDI, and benefits from public support through the Agence française de développement (AFD).The IDGM+ project “Designing new international development policies based on research results. Strengthening the Initiative for Development and Global Governance” is an extension of the IDGM initiative and also gathers CERDI (a mixed research unit associated with CNRS and part of Clermont-Auvergne University). The IDGM+ project was selected in 2011 as part of the « Investissements d’Avenir » program for excellence research centers (Labex). It gathers a network of 270 researchers.

    In front of an audience of nearly 300 people, the following individuals gave speeches and presentations: Rabah Arezki (World Bank), Louise Baker (UN Convention to Combat Desertification – UNCCD), Simone Bertoli (CERDI, University of Clermont Auvergne), Barbara Buchner (Climate Policy Initiative – CPI), Pascal Delisle (European Union), Frédéric Docquier (Catholic University of Louvain, FERDI), Gaël Giraud (French Development Agency – AFD), Jean-Marie Guéhenno (Former Chief Executive Officer, International Crisis Group, former Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations, United Nations), Patrick Guillaumont (FERDI), Ingrid Holmes (E3G), Alain de Janvry (University of California Berkeley, FERDI), Inge Kaul (Hertie School of Governance, Berlin), Sylvie Lemmet (author of the recent green finance report for the French Ministers of Finance and Ecology), General Luc du Perron de Revel (French Army), Cyrille Pierre (French Ministry for Europe and Foreign Affairs), Mario Pezzini (OECD Development Centre), Emmanuel Puisais-Jauvin (French Ministry for Europe and Foreign Affairs), Teresa Ribera (IDDRI), Dominic Rohner (University of Lausanne, Centre for Economic Policy Research), Grégoire Rota Graziosi (CERDI, University of Clermont Auvergne), Jean-Michel Sévérino (Investisseurs & Partenaires – I&P), Youba Sokona (South Centre and Intergovernmental Panel on Climate Change – IPCC), Luis Tejada Chacón (Spanish Agency for International Development Cooperation – AECID), Charles Tellier (AFD), Ginette Ursule Yoman (Former Secretary of State for Governance and Capacity Building, Côte d’Ivoire), Bernard Ziller (European Investment Bank – EIB), and Tertius Zongo (High-Level Advisor on the Sahel Region, African Development Bank – AfDB, and former Prime Minister of Burkina Faso).

    The conference began with a welcome address by Patrick Guillaumont, Teresa Ribera and Grégoire Rota Graziosi, who stressed that political solutions cannot be put forward until there is a greater understanding of the linkages between development, security and climate issues. The IDGM has been set up to build development policymaking capacities in France and to shape thinking around the 2030 Agenda.

    Emmanuel Puisais Jauvin

    Emmanuel Puisais-Jauvin opened the conference, talking about today’s difficult global context, marked by increasingly protracted crises that place the future of fragile states in jeopardy. Tackling the three major challenges we face – climate, security and development – requires a concerted effort from the worlds of diplomacy, security, defence, humanitarian action, development and research. Whilst these worlds approach issues from different, sometimes conflicting angles, it is vital that their work is coordinated – hence the need for a global approach to these three challenges. The conference was very much in this vein.

    France is determined to continue tackling these three challenges head on, as part of efforts to implement the Sustainable Development Goals (SDGs), the Addis Ababa Action Agenda, and the Paris Agreement on climate change. It has pledged to increase official development assistance (ODA) to 0.55% of gross national income by 2022. Mr Puisais-Jauvin explained the various activities that France will undertake in the coming months and years on climate, security and development matters, as part of a European framework whose development policies align closely with France’s regional and thematic priorities.

    Poverty, climate, insecurity: respective and combined impact on migration – What challenges for development policies?

    This session, introduced by Teresa Ribera, aimed to take stock of the different forms and determinants of migration, the factors that drive migration, and the linkages between migration and the development of territories.

    Do poverty, insecurity and climate play a role in migration and, if so, to what extent?

    Migration forecasts, and linkages with climate, development and security

    Frédéric Docquier presented a new global migration trend forecasting model and explained the factors that drive migration [see PPT]. The model shows how, in the last 40 years, demographics and insecurity have been by the main drivers of migratory flows from the world’s poorest to its richest countries. Climate factors, meanwhile, have a significant impact on internal migration, but are much less influential when it comes to cross-border migration.

    from left to right: Frédéric Docquier, Louise Baker, Teresa Ribera, Youba Sokona, Simone Bertoli.

    The models predict that migration will continue to rise in Africa, as those with the highest level of education leave. This prediction holds true across all forecasting models – from the most pessimistic (slow demographic transition and limited progress on human development and education), to the most optimistic (accelerated demographic transition and major progress on education, with the graduate population rising from 5% to 33% of the total population). African countries will need to achieve annual gross domestic product (GDP) growth of at least 10% to prevent these migratory outflows. Migration forecasts for the 21st century should therefore encourage decision-makers to strengthen development policy content and consistency whilst remaining mindful that migration has its own impact on development.

    Simone Bertoli noted that, whilst the forecast model considers the impact of temperature changes on productivity, it overlooks the rising frequency of extreme weather events. He also argued that security, climate change and migration cannot be treated as separate phenomena, since there is a strong correlation between climate-driven internal migration and an increase in violence and insecurity.

    On a similar note, Louise Baker stressed that climate change – including desertification and drought – is a major driver of forced migration (80% of which is internal) and creates resource scarcity. She called for targeted support policies to help affected populations. Youba Sokona recalled that a global approach fails to consider the specific features of individual countries, and stressed that taking these features into account is vital to development policymaking. Climate change heralds an opportunity for every country to rethink its development trajectory and governance model from the ground up.

    Do security and environmental risks challenge the analysis and design of development projects?

    This session, introduced by Grégoire Rota Graziosi, aimed to discuss the impact of climate and security risks on development project design and implementation.

    Can conflict be predicted?

    Economists have developed a range of tools to predict conflict risk. Yet research is ongoing to give the international community ways to better anticipate destabilisation risk and, ultimately, promote peace. Dominic Rohner suggested a list of six factors that can help to promote long-term peace [see PPT]:

    • day-to-day security, which is vital for development;
    • reconciliation;
    • the role of businesses and their surveillance;
    • investment in education;
    • improved training and labour market access;
    • power-sharing. 

    From left to right: Dominic Rohner, Rabah Arezki, Grégoire Rota Graziosi, Bernard Ziller, Charles Tellier.

    Since more than half of today’s crises are protracted, Charles Tellier called for closer cooperation between development and humanitarian actors. One way that the AFD is seeking to address this need is through its Peace and Resilience Fund – a new partnership and co-financing mechanism for projects in the Sahel, in conjunction with the World Bank, the AfDB, the United Nations Development Programme (UNDP), German development bank KfW, and the European Union (EU).

    On a similar note, Rabah Arezki stressed the key role played by the private sector, especially in reconstruction and coordination. The World Bank has therefore developed a series of open platforms to help development agencies better coordinate their efforts. Another challenge is to help natural resource-dependent states make the transition to a greener economy.

    Bernard Ziller explained that European project financing makes up 90% of the EIB’s activities and that it is ill-equipped to address climate and security crises in developing countries, but that it is well aware of these issues and is paying closer attention to the local environmental impact of potential projects. The EIB is also planning to launch a subsidiary development bank.

    Financing for development, security and climate: respective shares, synergies, competition or complementarity?

    Patrick Guillaumont opened the session by stressing the mutually reinforcing relationship between security, climate and development, and called for a similar relationship between financing in these three areas. The session aimed to examine what improvements could be made to limit the risk of duplication or even competition between financing initiatives, given the limited resources available both at the national level and amongst donors.

    Overview of climate financing: how can ODA strengthen the linkages between climate and development?

    Barbara Buchner presented the CPI report entitled ‘Global Landscape of Climate Finance, which contains the following findings [see PPT]:

    • climate finance decreased from USD 437 billion in 2015 to USD 410 billion in 2016;
    • the private sector has become a key driver of climate finance, especially in renewables;
    • mitigation accounts for the lion’s share of climate finance, with adaptation making up just 5% of the total;
    • investment in renewables is on the rise as technology costs decrease;
    • investment in fossil fuels remains high.

    The report concludes that, at current levels, climate finance falls short of what is required to meet the 2°C goal, and that adaptation finance remains far too low. The report poses two questions:

    • How do we channel investment towards low-carbon activities?
    • How do we encourage private investment in high-risk projects?

    In an effort to address these questions, the CPI has set up the Global Innovation Lab for Climate Finance to identify, design and manage next-generation climate finance instruments that will create new markets, appeal to new investors, and help unlock billions of dollars of new, environmentally sound investment in developing countries.

    From left to right: Barbara Buchner, Alain de Janvry, Patrick Guillaumont, Sylvie Lemmet, Cyrille Pierre, Ingrid Holmes

    Sylvie Lemmet explained the impact of climate change on conflict, stressed that developing countries lack the financing capacity to address development, climate change adaptation and security together, and argued that ODA should not be a substitute for private investment but should instead target the riskiest situations. Public-sector efforts should focus on attracting and mobilising private investment. Development institutions should be mandated to channel a portion of assistance towards high-impact, risky investment and generate (genuine) leverage.

    Agriculture is vital to development, especially in the Sahel. Alain de Janvry pointed to the need for major advances in agricultural technology, and made the case for the multiplier effects of public–private partnerships. Measuring these multiplier effects would provide deeper insights into how they work, allowing us to scale up their impact and mobilise more private investment. There is a strong case for public investment in developing new seed varieties, as climate shocks push down crop yields. This, in turn, should encourage farmers to invest in these new seeds. Governments are also right to subsidise the development of index-linked insurance products, which provide important benefits to farmers.

    Ingrid Holmes outlined the major challenge facing multilateral development banks when it comes to adopting an integrated approach to security, climate and development. Development banks can no longer content themselves with developing financial instruments. Instead, they need to usher in a change of strategy, embedding the SDGs and climate goals across their operations.

    Cyrille Pierre concluded the session, pointing to the inherent bias towards security and climate – the first for historical and structural reasons (global defence spending is 10 times higher than ODA spending), and the second because the situation is urgent and climate change is irreversible. Yet this is not a zero-sum game – higher spending on one of these three areas does not automatically reduce spending on the others. Issues around migration and fragility provide a clear demonstration of the linkages between climate, development and security. Initiatives like the Alliance for the Sahel and the EU’s new financial instruments (Emergency Trust Fund for Africa, European Fund for Sustainable Development) show how it is possible to break down the barriers between these three issues.

    In order to consolidate actions across these three dimensions, governments need to be mindful of the cost of doing nothing.

    Governance at the core of development interventions, conflict management and climate action, seen as the construction of a common good

    Opening the session, Jean-Michel Sévérino recalled that governance is a complex, fragmented concept, both at the local level and within the international community – the first because political crises mean that many developing countries have weak or even non-existent governments, and the second because of the sheer number and diversity of bilateral and multilateral institutions. The fact that these institutions have differing rationales makes it difficult to take coordinated action.

    How does the concept of ‘commons’ shape our understanding of governance?

    From left to right: Gaël Giraud, Inge Kaul, Jean-Michel Sévérino, Youba Sokona, Pascal Delisle

    Gaël Giraud argued that there are many examples of successful commons management models (e.g. natural resources), where usage rights are allocated and negotiated within a community. There is a strong argument for fostering more initiatives of this type since, as well as ensuring resources are properly managed, they also help forge closer community ties.

    The AFD continues to hold the belief that the public sector has a vital role to play in promoting the emergence of commons in civil society. A community can only manage a common good successfully if it has the intellectual, cultural and legal resources it needs – something that can only come from the state. New commons management initiatives, involving a network of partners, are coming to light at the international level. One such example is the Drugs for Neglected Diseases Initiative (on global health).

    In a recent study, Inge Kaul examined how we approach global challenges. Everyone ascribes a different value to global public goods, determined first and foremost by their own interests. The concept of global public goods is not always compatible with development. Similarly, beneficiaries and donors do not always have the same interests. It is therefore important to determine the value of global public goods. Ms Kaul called for an international financial system to set the price of each of these goods.

    Pascal Delisle argued that security, development and climate are inextricably linked. The EU embeds the climate dimension across its projects and programmes as a matter of policy. It has created a series of development finance instruments that take account of fragility and conflict, and development and climate are part and parcel of the EU’s overall security strategy.

    Youba Sokona, addressing the question from an African perspective, stressed that governance and institutions are vital to the management of common and public goods. There is a pressing need to overhaul the institutional system in Africa, drawing lessons from the failure of structural adjustment programmes. There is plenty of scope for institutional innovation, especially in the Sahel. Institutions (including those addressing climate issues) need to be redesigned from the bottom up, based on the populations’ needs, not from the top down.

    What international development policy to address the threefold challenge of poverty, climate and insecurity?

    During the animated round-table session, chaired by Tertius Zongo, the panellists brought their diverse personal experiences and viewpoints to the table, touching on issues around security, youth employment, governance and development strategies.

    From left to right: Luc de Perron de Revel, Ginette Ursule Yoman, Tertius Zongo, Luis Tejada Chacon, Mario Pezzini, Jean-Marie Guehenno

    General Luc de Perron de Revel stressed the link between instability and unemployment as well as poor prospects for youth, especially given the size of the youth population and the fact that many young people lack the education they need to secure a job. High-quality education and training are therefore vital. The purpose of security should be to foster development, since development can bring about lasting peace and security. Development is therefore the most important concept.

    Ginette Ursule Yoman spoke about institutions and governance, stressing the need for a paradigm shift. Responsibility for development – and for mobilising resources to achieve their development goals – should rest first and foremost with African governments. Yet the current institutional architecture – a relic of colonialism – is inadequate. Institutional questions should be central to the development debate.

    Mario Pezzini raised the issue of whether security spending should be included in development assistance. He used two examples – Mexico and Mali – to stress the benefits of a differentiated response to this question. In the case of Mali, development and security go hand in hand, but the country needs to implement appropriate development strategies.

    Luis Tejada Chacón explained how AECID’s work has evolved, where the agency works with countries in both Latin America and West Africa. The different countries and contexts in each region necessarily demand different development goals. As well as adjusting its goals, the agency has shifted from a bilateral to a more multilateral model, working under a delegated cooperation arrangement with the EU. The underlying cooperation instruments have also changed. Whereas in the past grants were the dominant instrument, there is now a much broader range of financial arrangements available, including loan guarantees, investment funds, blended finance and beneficiary country contribution schemes. The agency is also engaging in more work with the private sector.

    Jean-Marie Guéhenno expressed how the international community can contribute to peacekeeping, given its limited capacities. Achieving security in conflict-affected states involves fostering trust in national security forces, providing appropriate financing (the international community must be mindful that domestic resources are not sufficient to guarantee security), and building a state that all parties recognise. There is also a need to consider how to deal with the necessary trade-off between the short and long terms. In conclusion, there is still plenty of room for improvement in the way in which the international community operates.

    Tertius Zongo brought the session to a close by stressing that it is down to governments to develop their own strategies and to secure buy-in for these strategies. Issues around fragility need to be addressed, and development partners must move beyond conventional analysis models. Development institutions should also involve beneficiary countries in development programme design – otherwise national ownership will be little more than a pipe dream. This inclusive approach is especially vital today, given that development assistance is increasingly of benefit not just to recipient countries, but to donors as well. The barriers between issues no longer exist. Security is a prime example of that. Governments must be able to play their role in peace-building.

    Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

    Conférence internationale «Développement, climat, sécurité : enjeux liés d’une nouvelle politique de coopération»

    IDGM Organisée par le Cerdi, la Ferdi et l’Iddri dans le cadre de l’IDGM et du Labex IDGM+

    À côté des investissements pour le développement, la lutte contre l’insécurité reste une composante importante de l’Agenda international. La dialectique entre gestion de crise et de conflit et processus de développement constitue un défi ancien pour la coopération avec les pays en développement. Le changement climatique et l’insécurité croissante dans certaines parties du monde risquent de renforcer les difficultés de l’action. Quels sont les liens entre la résolution des conflits, la lutte contre le changement climatique et le développement ? Comment dans ce contexte définir une nouvelle politique de coopération pour la France et pour l’Europe ?

    Pour contribuer à la question, la Ferdi et l’Iddri, réunis dans l’Initiative pour le Développement et la Gouvernance Mondiale (IDGM), soutenue par l’Agence française de développement depuis 2007, ainsi que le Cerdi, associé dans l’IDGM+ qui a reçu le label de « Laboratoire d’Excellence » en 2011, ont organisé la conférence :

    Développement, climat, sécurité : enjeux liés d’une nouvelle politique de coopération
    lundi 15 janvier 2018, 9h-18h
    au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    27, rue de la Convention, Paris 15ème

     

    Objectifs

    • Proposer des diagnostics empiriques et robustes permettant de définir un agenda pour l’action liant sécurité, environnement et développement et au service de choix politiques clairs.
    • Proposer des pistes pour mettre en cohérence l’agenda de développement international en vue de l’atteinte des ODD par chaque pays avec l’agenda de sécurité de l’Europe.

     

    Cette conférence bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’Agence nationale de la recherche au titre du programme « Investissements d’avenir » portant la référence ANR-10-LABX-01.

     

     

     

    L'initiative pour le développement et la gouvernance mondiale (IDGM) vise à favoriser l’émergence d’une capacité française et francophone, dans un cadre européen, à produire des idées et à influencer le débat international dans le domaine du développement international. Cette initiative, qui réunit l’Iddri et la Ferdi, bénéficie d’un soutien public à travers l’Agence française de développement (AFD).
     
    Le projet IDGM+ « Concevoir de nouvelles politiques de développement international à partir des résultats de la recherche. Renforcement de l’Initiative pour le développement et la gouvernance mondiale » est une extension de l’initiative IDGM, associant également le Cerdi. Le projet IDGM+ a été sélectionné en 2011 dans le cadre du programme « Investissements d’avenir » des laboratoires d’excellence (Labex). Il intègre aujourd’hui un réseau de 270 chercheurs.
     
    En savoir plus : www.idgm.org

     

     

     

     

     

     

     

    Développement, climat, sécurité : enjeux liés d’une nouvelle politique de coopération
    15 janvier 2018
    au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
    27, rue de la Convention, Paris 15ème

     

    Avec les communications exclusives de :

    • Frédéric Docquier, professeur à l’Université catholique de Louvain, chercheur senior à la Ferdi
      Pauvreté, climat, insécurité : impacts sur les migrations - Quels enjeux pour les politiques de développement?

    • Dominic Rohner, professeur à la faculté des hautes études commerciales de l’université de Lausanne, chercheur au Center for Economic Policy Research
      Les risques sécuritaires et environnementaux remettent-ils en cause l’analyse et la conception des projets de développement?

    • Barbara Buchner, directrice senior de la Climate Policy Initiative
      Financement du développement, de la sécurité et du climat: quelles parts respectives, quelles synergies, concurrence ou complémentarité?

    • Gaël Giraud, chef économiste et directeur exécutif de la Direction innovation, recherche et savoirs de l’Agence française de développement
      La gouvernance au cœur des interventions de développement, de gestion des conflits et d’action climatique, conçue comme la construction d’un bien commun.

     

    En présence de :

     

    • Rabah Arezki, chef économiste pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale

    • Louise Baker, directrice du département Relations extérieures, politiques et plaidoyer (ERPA), Policy and Advocacy (ERPA), Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD)

    • Simone Bertoli, professeur au Cerdi

    • Barbara Buchner, directrice senior de la Climate Policy Initiative

    • Pascal Delisle, conseiller changement climatique au Service pour l’action extérieure de l’Union européenne

    • Jean-Marie Guehenno, ancien président-directeur général du International Crisis Group, ancien secrétaire général adjoint du Département des Opérations de maintien de la Paix, Nations unies

    • Patrick Guillaumont, président de la Ferdi

    • Ingrid Holmes, directrice, E3G

    • Alain de Janvry, Professeur à l’université de Californie à Berkeley et Senior Fellow Ferdi

    • Inge Kaul, professeur adjoint à la Hertie School of Governance, Berlin, Allemagne

    • Sylvie Lemmet, conseiller maître à la Cour des Comptes, co-auteure du rapport « Pour une stratégie française de la finance verte »

    • Général Luc du Perron de Revel, général de division, Armée de terre française, ancien commandant du Service militaire adapté (SMA)

    • Cyrille Pierre, directeur du Développement durable, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

    • Mario Pezzini, directeur du Centre de Développement de l’OCDE

    • Emmanuel Puisais-Jauvin, Directeur général adjoint de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international, MEAE

    • Teresa Ribera, directrice de l’Iddri

    • Grégoire Rota Graziosi, professeur à l’université de Clermont Auvergne, directeur du Cerdi

    • Jean-Michel Sévérino, président de Investisseurs & Partenaires (I&P)

    • Youba Sokona, conseiller spécial Développement durable au South Center, vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)

    • Luis Tejada Chacon, directeur de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement – Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID)

    • Charles Tellier, responsable de la Cellule Crises et Conflits de l’Agence française de développement (AFD)

    • Ginette Ursule Yoman, Ancienne Secrétaire d’Etat à la bonne gouvernance, Côte d’Ivoire

    • Bernard Ziller, conseiller économique senior à la Banque européenne d’investissement (BEI)

    • Tertius Zongo, conseiller de haut-niveau pour la région Sahel, Banque africaine de développement, ancien Premier ministre du Burkina-Faso

     

    9h00 - 9h10 : Accueil

    • Patrick Guillaumont, président de la Ferdi
    • Teresa Ribera, directrice de l’Iddri
    • Grégoire Rota Graziosi, professeur à l’université de Clermont Auvergne, directeur du Cerdi

    9h10 - 9h30 : Ouverture

    • Emmanuel Puisais-Jauvin, Directeur général adjoint de la mondialisation, de la culture, de l'enseignement et du développement international, MEAEA

    9h30 - 11h00 : Session 1

    Pauvreté, climat, insécurité : impact respectif et combiné sur les migrations – Quels enjeux pour les politiques de développement ?

    Cette session visait à faire le point sur les liens existant entre d’une part la pauvreté et les inégalités, les conflits politiques ou militaires, les impacts du changement climatique, et d’autre part les différentes formes de migrations (migrations internationales vers l’Europe, mais aussi migrations intra-régionales, intra-nationales, pendulaires, etc).

    Ceci suppose notamment de clarifier ces différentes formes de migration, les différents facteurs causant les migrations, et les liens entre migrations et développement des territoires d’origine et des territoires et pays d’accueil. La session a aussi permis de discuter l’utilité de distinguer les migrations forcées et les migrations comme stratégie d’adaptation face aux chocs politiques, climatiques ou économiques.

    • Présidente de séance : Teresa Ribera, directrice de l’Iddri
    • Keynote : Frédéric Docquier, professeur à l’Université catholique de Louvain, chercheur senior à la Ferdi [voir sa présentation power point]

    Discutants :

    • Louise Baker, directrice du département Relations extérieures, politiques et plaidoyer (ERPA), Policy and Advocacy (ERPA), Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD)
    • Simone Bertoli, professeur au Cerdi
    •  Youba Sokona, conseiller spécial Développement durable au South Center, vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)

    11h00 - 11h15 : Pause

    11h15 - 12h45 : Session 2

    Les risques sécuritaires et environnementaux remettent-ils en cause l’analyse et la conception des projets de développement ?

    Cette session visait à discuter l’impact des risques en matière de sécurité et de conflits politiques ou militaires, mais également des risques découlant du changement climatique (y compris pour le partage des ressources naturelles) sur l’identification, la conception et la mise en œuvre des projets de développement. Au-delà de la prise en compte de ces risques en termes d’évaluation des projets, cette session visait à clarifier comment les interventions de développement (à l’échelle de projets ou de politiques) peuvent permettre de réduire ces risques. Cette session a discuté des liens entre approches humanitaires, militaires, et de développement.

    • Président de séance : Grégoire Rota Graziosi, professeur à l’université d’Auvergne, directeur du Cerdi
    • Keynote : Dominic Rohner, professeur à la faculté des hautes études commerciales de l’université de Lausanne, chercheur au Center for Economic Policy Research [Voir sa présentation power point]

    Discutants :

    • Rabah Arezki, chef économiste pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord à la Banque mondiale
    • Charles Tellier, responsable de la Cellule Crises et Conflits de l’Agence française de développement (AFD)
    • Bernard Ziller, conseiller économique senior à la Banque européenne d’investissement (BEI)

    12h45 - 14h00 : Pause

    14h00 - 15h30 : Session 3

    Financement du développement, de la sécurité et du climat : quelles parts respectives, quelles synergies, concurrence ou complémentarité ?

    Cette session visait à mettre en évidence les arbitrages incontournables entre le  financement du développement, de la sécurité et de la lutte contre le changement climatique. Elle a notamment discuté des choix d’allocation ou d’orientation des financements publics et privés vers les pays et territoires qui en ont le plus besoin, alors qu’ils sont aussi les plus risqués. Elle s'est s’intéressé à la répartition des financements publics entre types d’instruments, selon les institutions bilatérales ou multilatérales de financement.

    • Président de séance : Patrick Guillaumont, président de la Ferdi
    • Keynote : Barbara Buchner, directrice senior de la Climate Policy Initiative [voir sa présentation power point]

    Discutants :

    • Ingrid Holmes, directrice, E3G
    • Alain de Janvry, Professeur à l’université de Californie à Berkeley et Senior Fellow Ferdi
    • Sylvie Lemmet, conseiller maître à la Cour des Comptes, co-auteure du rapport « Pour une stratégie française de la finance verte »
    • Cyrille Pierre, directeur du Développement durable, ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

    15h30 - 15h45 : Pause

    15h45 - 17h15 : Session 4

    La gouvernance au cœur des interventions de développement, de gestion des conflits, et d’action climatique, conçue comme la construction d’un bien commun

    Cette session visait à mettre l’accent sur la gouvernance comme un enjeu majeur pour lutter contre les conflits politiques, réduire les risques sécuritaires mais aussi environnementaux (par une meilleure gestion en bien commun). Cette session s’est attaché aux enjeux de construction d’institutions de gouvernance internationale (à l’échelle globale comme pour le climat ou à l’échelle régionale comme pour la gestion commune d’une ressource en eau partagée) , mais également nationale ou locale. Elle s'est intéressé aux instruments d’intervention de développement les plus propices à améliorer la gouvernance.

    • Président de séance : Jean-Michel Sévérino, président de Investisseurs & Partenaires (I&P)
    • Keynote : Gaël Giraud, chef économiste et directeur exécutif de la Direction innovation, recherche et savoirs de l’Agence française de développement

    Discutants :

    • Pascal Delisle, conseiller changement climatique au Service pour l’action extérieure de l’Union européenne
    • Inge Kaul, professeur adjoint à la Hertie School of Governance, Berlin, Allemagne
    • Youba Sokona, conseiller spécial Développement durable au South Center, vice-président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)

    17h15 - 17h30 : Pause

    17h30 - 18h30 : Table ronde finale

    Quelle politique de développement international face au triple défi de la pauvreté, du climat et de l’insécurité ?

    • Président : Tertius Zongo, conseiller de haut-niveau pour la région Sahel, Banque africaine de développement, ancien Premier ministre du Burkina-Faso

    Panel :

    • Luc du Perron de Revel, général de division, Armée de terre française, ancien commandant du Service militaire adapté (SMA)
    • Jean-Marie Guehenno, ancien président-directeur général du International Crisis Group, ancien secrétaire général adjoint du Département des Opérations de maintien de la Paix, Nations unies
    • Mario Pezzini, directeur du Centre de Développement de l’OCDE
    • Luis Tejada Chacon, directeur de l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement – Agencia Española de Cooperación Internacional para el Desarrollo (AECID)
    •  Ginette Ursule Yoman, ancienne Secrétaire d’État à la gouvernance et au renforcement des capacités, Côte d’Ivoire
    Développement, climat, sécurité : enjeux d’une nouvelle politique de coopération.

    Le 15 janvier 2018, le Cerdi, la Ferdi et l’Iddri ont organisé à Paris au ministère des affaires étrangères une conférence sur le thème « Développement, climat, sécurité : enjeux d’une nouvelle politique de coopération ».

    Cette conférence se plaçait sous l'égide de l'initiative pour le développement de la Gouvernance Mondiale (IDGM) dont l'objet est de favoriser l’émergence d’une capacité française et francophone, dans un cadre européen, à produire des idées et à influencer le débat international dans le domaine du développement international. Cette initiative, qui réunit l’Iddri et la Ferdi, bénéficie d’un soutien public à travers l’Agence française de développement (AFD). Le projet IDGM+ « Concevoir de nouvelles politiques de développement international à partir des résultats de la recherche. Renforcement de l’Initiative pour le développement et la gouvernance mondiale » est une extension de l’initiative IDGM, associant également le Cerdi. Le projet IDGM+ a été sélectionné en 2011 dans le cadre du programme « Investissements d’avenir » des laboratoires d’excellence (Labex).

    Devant une audience de près de 300 personnes, sont intervenus Rabah Arezki (Banque mondiale), Louise Baker (Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification - CNULCD), Simone Bertoli (Cerdi – Université Clermont Auvergne), Barbara Buchner (Climate Policy Initiative), Pascal Delisle (Union européenne), Frédéric Docquier (Université catholique de Louvain et Ferdi), Gaël Giraud (Agence française de développement), Jean-Marie Guehenno (Anciennement International Crisis Group, Département des Opérations de maintien de la Paix, Nations unies), Patrick Guillaumont (Ferdi), Ingrid Holmes (E3G), Alain de Janvry (Université de Californie à Berkeley et Ferdi), Inge Kaul (Hertie School of Governance, Berlin), Sylvie Lemmet (Auteur du récent rapport sur la finance verte remis aux Ministres des Finances et de l’écologie), Général Luc du Perron de Revel (Armée de terre française), Cyrille Pierre (Ministère de l’Europe et des affaires étrangères français), Mario Pezzini (Centre de développement de l’OCDE), Emmanuel Puisais-Jauvin (Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français), Teresa Ribera (Iddri), Dominic Rohner (Université de Lausanne - Center for Economic Policy Research), Grégoire Rota Graziosi (Cerdi- Université de Clermont Auvergne), Jean-Michel Sévérino ( Investisseurs & Partenaires - I&P), Youba Sokona (South Center et GIEC), Luis Tejada Chacon (Agence espagnole de coopération internationale pour le développement – AECID), Charles Tellier (Agence française de développement), Ginette Ursule Yoman (Ancienne Secrétaire d’Etat à la bonne gouvernance, Côte d’Ivoire), Bernard Ziller (Banque européenne d’investissement - BEI), Tertius Zongo (conseiller Banque africaine de développement, ancien Premier ministre du Burkina-Faso).

    La conférence s’est ouverte sur les mots de bienvenue de Patrick Guillaumont, de Teresa Ribera et de Grégoire Rota Graziosi qui ont rappelé la nécessité et les enjeux de comprendre les interactions entre le développement, la sécurité et le climat avant de formuler des recommandations politiques.

    Emmanuel Puisais-Jauvin a introduit la conférence en rappelant le contexte mondial difficile où les crises s’inscrivent de plus en plus dans la durée et hypothèquent l’avenir des pays fragiles. Le triple défi, climatique, sécuritaire et de développement, exige l’intervention de nombreux acteurs qui relèvent de la diplomatie, de la sécurité, de la défense, de l’humanitaire, du développement et du monde de la recherche. La coordination de ces acteurs, dont les logiques sont parfois différentes voire divergentes, est difficile mais indispensable. Une approche globale autour de ces 3 enjeux est indispensable. La conférence s’inscrit dans cette démarche.

    La France a pour ambition de continuer à répondre à ce triple défi dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable, du programme d’action d’Addis Abeba et des accords climat de Paris. Elle souhaite porter l’aide publique au développement à 0, 55% de sa richesse nationale d’ici à 2022. Emmanuel Puisais Jauvin a présenté les différentes actions françaises prévues ces prochains mois et années en matière de climat, sécurité et développement. Ces actions s’inscrivent dans un cadre européen dont la politique de développement est en ligne avec les priorités françaises tant au niveau géographique que thématique.

     

     

     

     

     

     

    Emmanuel Puisais Jauvin

     

     

    Pauvreté, climat, insécurité : impacts respectifs et combinés sur les migrations – Quels enjeux pour les politiques de développement ?

    Introduite par Teresa Ribera, cette session avait pour objectifs de présenter les différentes formes de migration et leurs déterminants, les facteurs causant les migrations et les liens entre migrations et développement des territoires.

    La pauvreté, l’insécurité et le climat jouent un rôle dans ces migrations mais dans quelle proportion ?

    Les projections migratoires, et leurs liens avec climat, développement et sécurité

    Frédéric Docquier a présenté un nouveau modèle de projection des tendances globales migratoires et les facteurs de migrations [voir ppt]. Ce modèle montre que la démographie et l’insécurité sont effectivement les facteurs prépondérants expliquant les pressions migratoires des quarante dernières années des pays pauvres vers les pays riches. Les facteurs climatiques influent davantage sur les migrations internes et assez peu sur les migrations internationales.

    Pour l’Afrique, quel que soit le scénario retenu et intégré au modèle de projection, qu’il soit pessimiste (transition démographique lente et progrès très faibles dans le développement humain et l’éducation) ou qu’il soit optimiste (transition démographique accélérée et progrès significatifs dans l’éducation avec une population de diplômés passant de 5 à 33%), l’immigration va s’accentuer avec le départ des populations les plus éduquées. Pour freiner ces migrations, il faudrait pouvoir atteindre des taux de croissance du PIB des pays africains de l’ordre d’au moins 10% par an. Les projections migratoires pour le 21e siècle sont donc une incitation pour les décideurs à améliorer les politiques de développement et leur cohérence. Sans oublier que la migration elle-même affecte le développement.

    Simone Bertoli remarque que si le modèle présenté intègre bien l’impact des variations de températures sur la productivité, en revanche il fait abstraction de l’augmentation de la fréquence des événements climatiques extrêmes et qu’il est difficile de traiter de manière séparée la sécurité, le changement climatique et les migrations car il existe une corrélation forte entre les migrations internes liées aux chocs climatiques et leur contribution à l’accroissement de la violence ou de l’insécurité.

     

     

     

     

    de g. à d. : Frédéric Docquier, Louise Baker, Teresa Ribera, Youba Sokona, Simone Bertoli.

     

    De même, Louise Baker souligne que les changements climatiques dont la désertification et la sécheresse induisent des migrations forcées dont 80% sont internes, posent des problèmes de ressources et doivent faire l’objet de politiques de soutien aux populations. Quant à Youba Sokona, il rappelle qu’une approche globale a pour défaut de ne pas prendre en compte les particularités des pays, pourtant essentielles à la mise en place des politiques de développement. Avec le changement climatique, la possibilité est donnée à tous les pays de repenser fondamentalement leurs trajectoires de développement et leur gouvernance.

    Les risques sécuritaires et environnementaux remettent-ils en cause l’analyse et la conception des projets de développement ?

    Introduite par Grégoire Rota Graziosi, cette session visait à discuter de l’impact des risques climatique et sécuritaires sur la conception et la mise en œuvre des projets de développement.

    Peut-on prévoir les conflits ?

    Il existe différents outils développés par les économistes pour prédire les risques de conflits mais les recherches continuent pour pouvoir donner les moyens à la communauté internationale de mieux contribuer à la paix en anticipant les risques de déstabilisation. Dominic Rohner propose une liste de six facteurs permettant de favoriser la paix sur le long terme [voir ppt]:

    • la sécurité quotidienne, clé du développement,
    • l’importance de la réconciliation,
    • l’importance du rôle des entreprises et de leur surveillance,
    • l’investissement dans l’éducation
    • le développement de la formation et l’accès au marché du travail,
    • le partage du pouvoir.

    Or comme plus de la moitié des crises s’inscrivent aujourd’hui dans la durée Charles Tellier justifie un rapprochement entre les acteurs du développement et de l’humanitaire. Pour répondre à cette nécessité l’Agence française de développement a développé par exemple un fonds « paix et résilience », une approche nouvelle de partenariats et de co-financements de projets terrain au Sahel avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le PNUD, la KFW allemande et l’union européenne. 

     

     

     

     

    de g. à d. : Dominic Rohner, Rabah Arezki, Grégoire Rota Graziosi, Bernard Ziller, Charles Tellier.

     

    Dans le même esprit, Rabah Arezki souligne l’importance du secteur privé, notamment dans le cadre d’une reconstruction mais également d’une meilleure coordination des acteurs et c’est dans cette optique que la Banque mondiale a créée des plateformes ouvertes pour aider les agences de développement à se coordonner. Un autre enjeu sera d’aider les Etats dépendants des ressources naturelles à engager leur nécessaire transition écologique.

    Bernard Ziller indique d’ailleurs que la Banque européenne d’investissement, dont 90% de l’activité porte sur le financement de projets européens, a peu d’outils pour répondre aux crises climatiques ou sécuritaires des pays en développement mais qu’elle est très sensibilisée à ces questions et analyse de plus en plus l’interaction entre le projet qu’elle considère et son contexte pour limiter les impacts potentiellement négatifs que son intervention pourrait engendrer. Elle a, en outre, pour projet de lancer une filiale qui sera une banque de développement.

    Financement du développement, de la sécurité et du climat : quelles parts respectives, quelles synergies, concurrence ou complémentarité ?

    En introduction de la session Patrick Guillaumont a rappelé que les trois dimensions sécurité, climat, développement sont complémentaires. Le souhait est que les financements qui leur sont attachés interviennent également de façon complémentaire. L’objectif de la session est d’examiner quelles sont les améliorations à apporter car il existe un risque que ces financements apparaissent comme substituables ou concurrents, les ressources étant limitées dans les budgets internes des pays en développement et pour les bailleurs de fonds.

    Etat des lieux des financements climat, comment l’aide publique peut-elle aider à concilier climat et développement ?

    Barbara Buchner a présenté le rapport du CPI Global landscape of climate finance sur le suivi des financements climats. Le constat du CPI est que [voir ppt]:

    • les financements climat ont enregistré une baisse entre 2015 et 2016 passant de 437 à 410 milliards de dollars,
    • le secteur privé est devenu une force motrice, notamment dans le secteur des énergies renouvelables,
    • l’atténuation se taille la part du lion et les financements pour l’adaptation ne représentent que 5% des financements,
    • une augmentation du financement et une baisse des coûts des technologies renouvelables,
    • pourtant les investissements sur les énergies fossiles restent très importants.

    Le rapport conclut que le financement climat reste insuffisant pour atteindre l’objectif des 2°C et les financements pour l’adaptation sont beaucoup trop faibles. Il pose deux questions :

    • Comment réorienter les investissements vers des activités sobres en carbone ?
    • Comment inciter l’investissement du secteur privé sur des projets risqués ?

    C’est avec ces objectifs que le CPI a créée Laboratoire Global Innovation Lab for Climate Finance  pour identifier, concevoir et piloter la prochaine génération d'instruments de financement climatique qui devront être capables de créer de nouveaux marchés, d’attirer de nouveaux investisseurs et d’aider à débloquer des milliards de dollars en nouveaux investissements respectueux du climat dans les pays en développement.

     

     

     

     

    de g. à d. : Barbara Buchner, Alain de Janvry, Patrick Guillaumont, Sylvie Lemmet, Cyrille Pierre, Ingrid Holmes

     

    Après avoir rappelé l’impact des changements climatiques sur les conflits et l’impossibilité des Pays en développement de financer seuls à la fois le développement, l’adaptation au changement climatique et leur outil de défense, Sylvie Lemmet rappelle que l’aide publique se doit d’intervenir dans les situations les plus risquées et non pas à la place des financements privés. L’objectif pour l’intervention publique est de mettre en place les conditions d’accueil et de faciliter la mobilisation de ces investissements privés. Les objectifs donnés aux institutions de développement doivent leur permettre de placer un pourcentage de leur aide vers des investissements risqués à fort impact et de créer de (vrais !) effets de levier..

    L’agriculture est un des enjeux fondamentaux du développement en particulier dans les pays sahéliens. Dans ce domaine, Alain de Janvry souligne que des progrès technologiques importants sont à réaliser, d’où l’intérêt des multiplicateurs public / privé. Il est nécessaire de mieux comprendre, de mieux mesurer pour mieux utiliser et amplifier l’impact de ces multiplicateurs et mobiliser l’investissement privé. Le recours à l’investissement public pour développer de nouvelles variétés de semences est justifié par la baisse des rendements liés aux chocs climatiques, et devrait induire l’investissement des agriculteurs dans ces nouvelles semences. De même pour l’assurance indicielle où l’Etat intervient par le biais de subventions pour faciliter le développement de cette protection dont la mise en oeuvre permet aux exploitants une plus grande prise de risques.

     

     

     

     

     

     

     

    Pour Ingrid Holmes l’intégration en synergie des trois dimensions que sont la sécurité, le climat et le développement est un défi à relever pour les banques de développement multilatérales. Il ne s’agit pas seulement des instruments financiers, mais les banques de développement ont à changer leur stratégie : les ODD et les objectifs du climat doivent être intégrés transversalement à leurs opérations.

    En conclusion, Cyrille Pierre fait le constat qu’il existe un biais en faveur de la défense pour des raisons historiques et structurelles (les dépenses de défense dans le monde sont plus de 10 fois supérieures aux dépenses d’aide publique au développement) et en faveur du climat, en raison de l’urgence de la situation et de l’irréversibilité des phénomènes climatiques. Pour autant, nous ne sommes pas dans un jeu à somme nulle entre ces 3 domaines : une dépense n’évince pas les autres. Les migrations et les questions du traitement des fragilités montrent bien l’interaction entre climat, développement et sécurité. L’Alliance pour le Sahel ou la mise en place par l’union européenne de nouveaux instruments financiers (fonds fiduciaire d’urgence, fonds européen de développement durable) sont des exemples de décloisonnement entre les trois enjeux.

    Pour rendre cohérentes les actions entre ces 3 dimensions, il est nécessaire que les Etats prennent conscience du coût que représente l’inaction.

    La gouvernance au cœur des interventions de développement, de gestion des conflits et d’action climatique, conçue comme la construction d’un bien commun.

    En introduction à cette session, Jean-Michel Sévérino a rappelé la complexité de la notion de gouvernance, celle-ci étant fragmentée, tant au niveau du terrain où les pays en développement peuvent pâtir d’une administration faible voire inexistante dans les situations de crise politique, qu’au niveau de la communauté internationale, incroyablement diverse avec un nombre considérable d’institutions bilatérales et multilatérales. Les différentes logiques de ces institutions accroissent la difficulté de mise en œuvre d’actions cohérentes.

    Comment le concept des communs peut-il être utile pour penser la gouvernance ?

    Pour Gaël Giraud, il y a de multiples exemples de gestion réussie des communs (les ressources naturelles par exemple) dont les principes sont la création d’une communauté autour de la ressource avec des droits d’usages différenciés et discutés au sein de la communauté. Ce constat  amène à réfléchir à la manière dont on peut aider au développement de ces initiatives, qui au-delà de la bonne gestion des ressources sont créatrices de lien social.

     

     

     

     

    de g. à d. : Gaël Giraud, Inge Kaul, Jean-Michel Sévérino, Youba Sokona, Pascal Delisle

     

     

    L’AFD reste convaincue que l’instance publique est fondamentale pour favoriser l’émergence de communs dans la société civile. Pour qu’une communauté se créée autour de la gestion d’un commun, il faut qu’elle ait des ressources intellectuelles, culturelles et juridiques que seul l’Etat peut structurer. A l’échelle internationale, des initiatives nouvelles impliquant dans un réseau plusieurs acteurs autour d’un commun se développent, comme par exemple Drug for neglected diseases initiative autour de la santé mondiale.

    Dans une étude récente, Inge Kaul a examiné la façon dont nous abordons les défis mondiaux. Chacun a une appréhension différente de la valeur des biens publics mondiaux et le résultat est avant tout déterminé par ses intérêts propres. La notion de biens publics mondiaux et le développement ne sont pas toujours compatibles. De même, les intérêts des bénéficiaires et des bailleurs ne sont pas toujours convergents. Il faut donc donner de la valeur aux biens publics mondiaux. Inge Kaul recommande un système financier international permettant de fixer les prix de chacun de ces biens.

    Pour Pascal Delisle les trois dimensions que sont la sécurité, le développement et le climat sont indissociables. La communauté européenne intègre systématiquement la dimension climat dans ses projets et programmes. En matière de développement, des instruments financiers permettant la prise en compte des questions de fragilité et de conflits dans le financement du développement ont été créés et la stratégie globale pour la sécurité intègre le développement et le climat.

    Youba Sokona, dans une perspective africaine, rappelle que la gouvernance et l’institutionnel sont des fondamentaux pour la gestion des biens communs et des biens publics. Or le système institutionnel africain doit être complètement repensé et doit tirer les leçons de l’échec des programmes d’ajustement structurel. L’innovation sur le plan institutionnel est tout à fait réalisable notamment dans les pays sahéliens. Il faut repenser les institutions (y compris la question du climat) à partir des besoins des populations et non pas à partir d’injonctions.

    Quelle politique de développement face au triple défi de la pauvreté, du climat et de l’insécurité ?

    La table ronde présidée par Tertius Zongo a permis un échange nourri, sur de nombreux sujets touchant à la sécurité, à l’emploi des jeunes, à la gouvernance et aux stratégies de développement, au travers des regards et expériences différents des panélistes.

    Le général Luc de Perron de Revel constate que le chômage et l’absence de perspective pour les jeunes sont des facteurs d’instabilité pour les pays, d’autant que cette jeunesse est très nombreuse et n’a pas toujours le niveau d’éducation requis pour être employable. Une éducation de qualité et des formations sont donc fondamentales. La sécurité doit permettre le développement afin que le développement lui-même puisse apporter une paix durable et la sécurité pour les populations. Le développement est bien la notion centrale.

     

     

     

     

    de g. à d. : Luc de Perron de Revel, Ginette Ursule Yoman, Tertius Zongo, Luis Tejada Chacon, Mario Pezzini, Jean-Marie Guehenno

     

    Intervenant sur l’institutionnel et la gouvernance, la ministre Ginette Ursule Yoman rappelle qu’un changement de paradigme essentiel est à intégrer : le développement doit d’abord être du ressort et de la responsabilité des Etats africains. La mobilisation des ressources, nécessaires à la conduite des objectifs de développements choisis par les Etats africains, leur incombe en premier lieu. Or, l’architecture institutionnelle des Etats, héritée de la colonisation, est défaillante et les questions institutionnelles devraient être au centre du développement.

    Mario Pezzini s’est à son tour exprimé sur la nécessité ou non d’inclure des dépenses de sécurité dans l’aide au développement. En citant deux exemples de pays, le Mexique et le Mali, il montre bien que des réponses différenciées doivent être apportées. Pour le Mali le développement ne peut se faire sans la sécurité mais des stratégies de développement appropriées doivent être mises en place.

    Luis Tejada Chacon a présenté l’évolution du travail de l’agence espagnole de coopération qui travaille à la fois avec les pays d’Amérique latine et avec l’Afrique de l’Ouest. Les pays et les situations sont très différents et les objectifs de développement doivent l’être également. Outre ces objectifs, l’approche bilatérale de l’agence a évolué vers plus de multilatéralisme et en coopération déléguée avec l’Union européenne. Les instruments de cette coopération ont également évolué : autrefois essentiellement basés sur les subventions, les instruments financiers aujourd’hui se sont multipliés : garantie sur les crédits, fonds d’investissement, blending, contribution des pays bénéficiaires. L’agence travaille également de plus en plus avec le secteur privé.

    Jean-Marie Guehenno s’est exprimé sur les moyens et la manière dont la communauté internationale peut contribuer au maintien de la paix, ses capacités étant très limitées. Dans les pays qui relèvent de conflits, la sécurité repose sur la confiance portée aux forces de sécurité nationales, sur un financement approprié (la communauté internationale doit prendre conscience que les financements nationaux ne suffiront pas à garantir la sécurité) et sur la construction d’un Etat reconnu par l’ensemble des parties. En outre, il existe un dilemme entre le court et long terme et la réflexion doit être portée sur la manière dont peuvent s’articuler ces horizons temporels. Pour finir, la communauté internationale a des progrès à faire dans ses modes d’action.

    En conclusion, Tertius Zongo a rappelé qu’il est de la responsabilité des Etats concernés de bâtir des stratégies et de fédérer les acteurs autour de ces stratégies. Les questions de fragilité doivent être prises en compte et les partenaires du développement doivent aller au-delà des analyses classiques réalisées. Les institutions de développement doivent également intégrer les pays concernés à l’élaboration des programmes de développement. Sans cela, les perspectives d'appropriation par les pays semblent utopiques. Ceci est d’autant plus important que la dynamique d’aide profite aujourd’hui non seulement aux pays receveurs mais également aux donneurs. Les problèmes n’ont aujourd’hui plus de frontière : la sécurité en est un exemple. Gagner la paix implique que l’Etat concerné puisse jouer son rôle.