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Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

Atelier sur l’intégration des ODD dans l’analyse sectorielle de l’APD

Objectifs de développement durable Atelier organisé par la Ferdi et l'Iddri en partenariat avec le Ministère de l'Europe et des affaires étrangères

Le 8 novembre 2017, La Ferdi et l'Iddri ont organisé dans le cadre de l'initiative IDGM , un atelier qui a réuni une  vingtaine de participants sur l’intégration des ODD dans l’analyse sectorielle de l’APD.

Contexte

L’adoption de l’Agenda 2030 et des Objectifs du développement durable (ODD) redessine le cadre conceptuel du développement. Il est désormais acquis que les ODD vont jouer un rôle important dans le pilotage de l’aide au développement, en particulier dans la définition des priorités de la politique de coopération et donc l’allocation sectorielle des crédits budgétaires. Le suivi des moyens octroyés à chaque ODD devrait également constituer un élément important de l’évaluation de la politique d’aide au développement. Il est donc important de pouvoir classer de façon pertinente et efficace l’aide, notamment française, selon sa contribution à chaque ODD.

Objectifs

Les objectifs de cet atelier étaient de :

  • Partager les expériences sur la façon de comptabiliser l’APD selon les ODD
  • Analyser la proposition du MEAE, réagir et commenter
  • Discuter de chaque arbitrage recensé
  • Adopter in fine une position d’allocation de chaque secteur à un ODD spécifique

 

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Atelier sur l’intégration des ODD dans l’analyse sectorielle de l’APD

Objectifs de développement durable Atelier organisé par la Ferdi et l'Iddri en partenariat avec le Ministère de l'Europe et des affaires étrangères

Le 8 novembre 2017, La Ferdi et l'Iddri ont organisé dans le cadre de l'initiative IDGM , un atelier qui a réuni une  vingtaine de participants sur l’intégration des ODD dans l’analyse sectorielle de l’APD.

Contexte

L’adoption de l’Agenda 2030 et des Objectifs du développement durable (ODD) redessine le cadre conceptuel du développement. Il est désormais acquis que les ODD vont jouer un rôle important dans le pilotage de l’aide au développement, en particulier dans la définition des priorités de la politique de coopération et donc l’allocation sectorielle des crédits budgétaires. Le suivi des moyens octroyés à chaque ODD devrait également constituer un élément important de l’évaluation de la politique d’aide au développement. Il est donc important de pouvoir classer de façon pertinente et efficace l’aide, notamment française, selon sa contribution à chaque ODD.

Objectifs

Les objectifs de cet atelier étaient de :

  • Partager les expériences sur la façon de comptabiliser l’APD selon les ODD
  • Analyser la proposition du MEAE, réagir et commenter
  • Discuter de chaque arbitrage recensé
  • Adopter in fine une position d’allocation de chaque secteur à un ODD spécifique

 

Réunion des ministres de la Zone franc

RMZF 2017 Anne-Marie Geourjon, Patrick Guillaumont et Grégoire Rota Gaziosi ont participé à la discussion sur la mobilisation des recettes fiscales en Zone franc.

La deuxième réunion 2017 des ministres de la Zone franc (RMZF) s'est tenue les 4 et 5 octobre 2017 à Paris au ministère de l'Économie et des Finances. Présidée par le ministre de l'Économie et des Finances français, Bruno Le Maire, elle a réuni les ministres de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), de la Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC), le ministre comorien et les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales.

Anne-Marie Geourjon, responsable des programmes fiscalité et intégration régionale de la Ferdi, Patrick Guillaumont, président de la Ferdi et Grégoire Rota Gaziosi, directeur du Cerdi-Université Clermont Auvergne, responsable du programme fiscalité de la Ferdi,  ont participé aux discussions portant sur la mobilisation des recettes fiscales en Zone franc.

Intervention d'Anne-Marie Geourjon :

 

 

 

 

 

Intervention de Grégoire Rota-Graziosi :

 

 

 

 

 

 

Lire le communiqué de la Direction générale du Trésor, 13 octobre 2017

 

 

Réunion des ministres de la Zone franc

RMZF 2017 Anne-Marie Geourjon, Patrick Guillaumont et Grégoire Rota Gaziosi ont participé à la discussion sur la mobilisation des recettes fiscales en Zone franc.

La deuxième réunion 2017 des ministres de la Zone franc (RMZF) s'est tenue les 4 et 5 octobre 2017 à Paris au ministère de l'Économie et des Finances. Présidée par le ministre de l'Économie et des Finances français, Bruno Le Maire, elle a réuni les ministres de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), de la Communauté Économique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC), le ministre comorien et les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales.

Anne-Marie Geourjon, responsable des programmes fiscalité et intégration régionale de la Ferdi, Patrick Guillaumont, président de la Ferdi et Grégoire Rota Gaziosi, directeur du Cerdi-Université Clermont Auvergne, responsable du programme fiscalité de la Ferdi,  ont participé aux discussions portant sur la mobilisation des recettes fiscales en Zone franc.

Intervention d'Anne-Marie Geourjon :

 

 

 

 

Intervention de Grégoire Rota-Graziosi :

 

 

 

 

 

Lire le communiqué de la Direction générale du Trésor, 13 octobre 2017

 

 

Africa Strategic Consultative Committee

Patrick Plane (Ferdi) spoke on the African Regional integrations and the challenges of globalization

Total organised on 12 & 13 October 2017,  its Africa Strategic Consultative Committee  on Regional intergration In Africa - From a good idea to an impactful system :

  • Assessing Regional Integration within Africa
  • Measuring the underlying determinants towards Regional Integration
  • Accelerating the speed of Africa’s Regional Integration 

Patrick Plane, Director of Research at the CNRS, and Cerdi-Ferdi, spoke on the African Regional integrations and the challenges of globalization :

Africa Strategic Consultative Committee

Patrick Plane, Directeur de recherches au CNRS, Cerdi-Ferdi, est intervenu sur l'intégration régionale en Afrique et les défis de la mondialisation.

Les 12 et 13 octobre, Total a organisé une réunion de son Comité consultatif stratégique sur l'Afrique. Le thème de la réunion était l'intégration régionale en Afrique :

  • Renforcer l'intégration régionale en Afrique

  • Mesurer les déterminants sous-jacents à l'intégration régionale

  • Accélérer l'intégration régionale en Afrique

Patrick Plane, Directeur de recherches au CNRS, Cerdi-Ferdi est intervenu sur l'intégration régionale en Afrique et les défis de la mondialisation :

Forum : Investir au Tchad

table ronde pour le financement du Programme national de développement 2017-2021 Patrick Guillaumont, Sylviane Guillaumont Jeanneney et Grégoire Rota Graziosi sont intervenus sur la capacité de résilience aux changements climatiques, l'éducation primaire et la fiscalité.

L'Etat tchadien a organisé une table ronde du 7 au 8 septembre 2017 à Paris,  pour le financement du Programme national de développement 2017-2021 (PND 2017-2021). Ce rendez-vous avait pour objectif de présenter ce nouveau plan composé de projets privés et publics et de mobiliser les bailleurs actuels et potentiels pour son financement. La table ronde était précédée le 6 septembre d'un forum sur le secteur privé dénommé ''Investir au Tchad''.

Ont participé à cette table ronde :

  • Patrick Guillaumont a co-présidé avec Neven Mimica, commissaire Européen pour la Coopération Internationale et le Développement, la session consacrée aux réformes fiscales et douanières, aux infrastructures, à la résilience aux chocs climatiques, à l'amélioration du secteur agricole et à l'économie du savoir et la qualité de vie.
  • Grégoire Rota Graziosi a commenté les sessions sur la fiscalité et sur l'économie du savoir
  • Sylviane Guillaumont Jeanneney est intervenue pour appuyer la nécessité et la priorité de l'éducation primaire en zone rurale. [Lire le compte-rendu de son intervention]
 

Forum : Investir au Tchad

table ronde pour le financement du Programme national de développement 2017-2021 Patrick Guillaumont, Sylviane Guillaumont Jeanneney et Grégoire Rota Graziosi sont intervenus sur la capacité de résilience aux changements climatiques, l'éducation primaire et la fiscalité.

L'Etat tchadien a organisé une table ronde du 7 au 8 septembre 2017 à Paris,  pour le financement du Programme national de développement 2017-2021 (PND 2017-2021). Ce rendez-vous avait pour objectif de présenter ce nouveau plan composé de projets privés et publics et de mobiliser les bailleurs actuels et potentiels pour son financement. La table ronde était précédée le 6 septembre d'un forum sur le secteur privé dénommé ''Investir au Tchad''.

Ont participé à cette table ronde :

  • Patrick Guillaumont a co-présidé avec Neven Mimica, commissaire Européen pour la Coopération Internationale et le Développement, la session consacrée aux réformes fiscales et douanières, aux infrastructures, à la résilience aux chocs climatiques, à l'amélioration du secteur agricole et à l'économie du savoir et la qualité de vie.
  • Grégoire Rota Graziosi a commenté les sessions sur la fiscalité et sur l'économie du savoir
  • Sylviane Guillaumont Jeanneney est intervenue pour appuyer la nécessité et la priorité de l'éducation primaire en zone rurale. [Lire le compte-rendu de son intervention]
 
Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

How to reinforce the sustainable competitiveness in Africa?

Observatoire de la compétitivité durable (OCD) The Sustainable Competitiveness Observatory (OCD), an instrument for continental emergence.

The Agence française de développement (AFD), the Foundation for Studies and Research on International Development (FERDI) and AfricaFrance have organized a conference on the Africa’s competitiveness :

How to reinforce the sustainable competitiveness in Africa?

September 26, 2017, 05:30 – 07:30 pm
Address : salle Mistral-AFD (Paris)

After two decades of significant progress punctuated by rising per capita incomes and poverty reduction, Africa is now facing a marked slowdown in economic growth. Whereas during the last decade the average growth rate was 6%, the end of the "super cycle" of the raw materials is the main cause of a brutal slowdown with only 3.5% growth in 2015 and barely 1.5% for 2016 according to recent IMF statistics.

The evolution of the situation in South Africa is a testimony of the magnitude of the shocks. Under the combined effects of drought, falling commodity prices and institutional problems, the country entered a recession by signing a second quarterly contraction of its GDP. Returning to sustainable growth will require intensifying efforts and amplifying reforms in many fields, in particular those related to the diversification of productive systems and exports, still too dependent on raw materials.

The objective assigned to the seminar is twofold:

  • To take stock of the continental performances over the last 20 years, highlighting regional heterogeneities.
  • To better document this analysis and then place each of the 54 African countries on a map of sustainable competitiveness, a set of key parameters that conditions the acceleration of growth. This competitiveness can be analyzed through the reading grid proposed by the FERDI Sustainable Competitiveness Observatory (OCD), an instrument based on three pillars, the climatic-economic and political vulnerabilities, the attractiveness of territories and measures of price competitiveness.

The event will be moderated by Sabine Cessou, journalist

  • Welcoming address : Vincent Caupin, Responsable de division, AFD and Patrick Guillaumont, President , FERDI
  • Introduction : Lionel Zinsou, Co-President, AfricaFrance
  • Presentation of the SCO : Patrick Plane, Head of SCO Programme at Ferdi, FERDI

Discussion panel:

  • Patrick Plane, Head of SCO Programme, FERDI
  • Jean-Michel Debrat, Director, AfricaFrance
  • Ludovic Moriniere, Senior Manager, Bearing Point
  • Marie-Héléne Loison, Director Middle East North Africa, AFD
  • Christophe Angely, Director of Strategy, FERDI

 

https://competitivite.ferdi.fr/

On 26 September 2017, FERDI launched the Sustainable Competitiveness Observatory (SCO) in the Agence Française de Développement [French Development Agency, AFD] Mistral building in the presence of around 60 academics, development practitioners and entrepreneurs. The launch event, entitled ‘Building sustainable competitiveness in Africa’, was moderated by Radio France Internationale journalist Sabine Cessou. The speakers were Jean-Michel Debrat (AfricaFrance), Marie-Hélène Loison (AFD), Patrick Plane (Centre National de la Recherche Scientifique [French National Centre for Scientific Research, CNRS] Research Director and Head of the SCO Programme at FERDI), Ludovic Morinière (BearingPoint) and Christophe Angely (FERDI).

Following an opening address by Vincent Caupin (AFD) and Patrick Guillaumont, Patrick Plane introduced the SCO – a statistical tool created by FERDI, with support from AFD and AfricaFrance. Whereas existing databases tend to place too much emphasis on market share and economic appeal, the SCO instead focuses on sustainable competitiveness, combining three aspects: economic appeal, competitive pricing and vulnerability.

Why sustainable competitiveness? Africa’s 54 countries are marred by uncertainty. The SCO aims to reduce this uncertainty and foster greater business sustainability by measuring vulnerability.

Where do the data come from? The data are collected from large international organisations, as well as FERDI’s proprietary indicators. Since figures always have to be treated with caution, partially subjective indicators (chiefly opinion survey findings) are deliberately omitted from the SCO. Moreover, data are routinely reprocessed and cross-referenced with the local environment. In other words, the SCO is more than just another database. It will be updated on a regular basis, with the aim of producing annual highlight reports. In summary, the SCO seeks to address a lack of reliable investor information, thereby helping private firms, multilateral organisations and the public sector decide where to invest in Africa.

What can we learn from the SCO? Countries across the Sahel are especially vulnerable. Coastal countries have the greatest economic appeal, although they still fall well short of Indian or Chinese standards. The most competitive prices are to be found in the far north and south of the continent. An analysis of input costs reveals a high premium on information and communication technologies (ICTs), low wages and electricity prices in line with India and China. Yet access to electricity is still the biggest obstacle. In order to achieve sustainable competitiveness, Africa needs to invest in human capital, reduce vulnerabilities (especially the security situation in the Sahel), produce more tradable goods across all three sectors, and slash the cost of intermediate inputs (such as electricity, ICTs, and transport and logistics).

During the subsequent panel discussion, moderated by Sabine Cessou, the speakers touched on a range of issues including the CFA franc, how the growing service industry is fuelling sooner-than-expected deindustrialisation of Africa’s economies, the economic performance gap between the continent’s French-speaking and English-speaking countries, youth employment and workforce training. Marie-Hélène Loison explained how donor investment in vocational training and corporate governance can affect certain competitiveness variables. Jean-Michel Debrat and Ludovic Morinière claimed that there is no evidence to suggest a performance gap between French-speaking and English-speaking countries. They called for an end to such comparisons, arguing that whilst attitudes to business differ from one country to the next, results vary over time and the language has little to do with growth and development. Instead, they said we should deal with this matter country by country, focusing on questions such as energy and infrastructure. They also pointed to the fact that the SCO does not directly address the issue of the CFA franc. Christophe Angely, however, recalled that the single currency has long been a subject of debate, albeit one that comes in waves. He pointed to the political nature of current debates and stressed that there is no evidence that devaluation would boost competitiveness across the currency bloc.

In his closing address, Jean-Michel Debrat explained how the SCO addresses a genuine need, produces meaningful statistics, enables scrutiny and, ultimately, provides greater certainty for firms looking to invest in Africa.

Events organized by Ferdi, alone or in cooperation

Comment renforcer la compétitivité durable en Afrique ?

Observatoire de la compétitivité durable (OCD) L’Observatoire de la compétitivité durable, un instrument au service de l’émergence continentale

L'Agence française de développement (AFD), la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) et AfricaFrance ont organisé une conférence sur la compétitivité en Afrique :

Comment renforcer la compétitivité durable en Afrique ?

26 septembre 2017, 17:30 – 19:30,
Lieu : salle Mistral-AFD (Paris)

Après deux décennies de progrès significatifs ponctués par l’augmentation des revenus par habitant et le recul de la pauvreté,  l’Afrique est confrontée  aujourd’hui aux effets d’un net ralentissement de sa croissance économique. Alors qu’au cours de la dernière décennie le taux de croissance moyen y était de 6%, la fin du « super cycle » des matières premières est la principale cause d’un brutal ralentissement observé avec seulement 3,5% de croissance en 2015 et à peine 1,5% pour 2016 selon les statistiques récentes du FMI.

Retrouver le chemin d’une croissance durable implique de redoubler d’efforts et d’amplifier les réformes engagées dans de nombreux domaines, notamment ceux en relation avec l’objectif de diversification des systèmes productifs et plus encore des exportations encore trop dépendantes des matières premières.

Objectifs de la conférence

  • Dresser un état des lieux des performances continentales sur les 20 dernières années en pointant les hétérogénéités régionales.
  • Eclairer cet état des lieux et situer chacun des 54 pays africains sur une carte de compétitivité durable, paramètre essentiel qui conditionne l’accélération de la croissance. Cette compétitivité peut s’analyser à travers la grille de lecture que propose l’Observatoire de la Compétitivité Durable (OCD) de la FERDI, un instrument articulé autour de la compréhension des vulnérabilités climato-économiques et politiques, de l’attractivité des territoires et de la compétitivité prix.

Un évènement animé par Sabine Cessou, journaliste

  • Mot de bienvenue : Vincent Caupin, Responsable de division, AFD et de Patrick Guillaumont, Président , FERDI
  • Présentation de l’OCD : Patrick Plane, Responsable du programme compétitivité, FERDI

Panel de discussion :

  • Patrick Plane, Responsable du programme compétitivité, FERDI
  • Jean-Michel Debrat, Directeur Général, AfricaFrance
  • Ludovic Moriniere, Senior Manager Bearing Point
  • Marie-Héléne Loison, Directrice Méditerranée et Moyen-Orient, AFD
  • Christophe Angely, Directeur de la stratégie, FERDI

L'Observatoire de la compétitivité durable

Quels sont le potentiel, la compétitivité et la capacité d’intégration économique du continent africain dans l’économie mondiale ?

Créée par les experts de la FERDI, avec le soutien de l’AFD et de la Fondation AfricaFrance, l’Observatoire de la compétitivité durable (OCD) apporte des réponses en s’appuyant sur des données fiables et détaillées. Il constitue un outil d’analyse unique, complet par rapport aux autres bases existantes ne traitant qu’une partie spécifique de la compétitivité durable. L’Observatoire fournit des données permettant de mesurer et de comparer la capacité d’intégration à l’économie mondiale des 54 pays africains qui sont, pour la plupart, de petite taille, peu diversifiés et dont le marché du travail est confronté à la problématique de l’insertion d’une population active large et en croissance rapide. L’instrument met à la disposition des acteurs une batterie d’environ 200 indicateurs articulés autour de la compréhension des vulnérabilités climato-économiques et politiques, de l’attractivité des territoires et de la compétitivité prix.

Cet outil, destiné à appuyer le processus d’émergence des pays africains, a été présenté à l’occasion de cette conférence qui traitera du renforcement de la compétitivité durable en Afrique. Les intervenants discuteront autour d’une table ronde des leviers, dynamismes et projections pour développer une compétitivité soutenable des pays africains, propice à leurs aspirations de développement. Compte tenu de l’attractivité croissante du continent africain, un état des lieux des contraintes et bénéfices potentiels pour les investisseurs publics et privés sera également présenté.

https://competitivite.ferdi.fr/

Le 26 septembre 2017, devant une soixantaine d’universitaires, de praticiens du développement et d’entrepreneurs conviés à la salle Mistral de l’Agence Française de Développement (AFD), la Ferdi a lancé l’Observatoire de la compétitivité durable (OCD). Animée par Sabine Cessou (journaliste à RFI), la conférence de lancement intitulée «comment renforcer la compétitivité durable en Afrique ? » a réuni Jean-Michel Debrat (Fondation AfricaFrance), Marie-Hélène Loison (AFD), Patrick Plane (Directeur de recherche CNRS - Responsable du programme OCD à la Ferdi), Ludovic Morinière (BearingPoint) et Christophe Angely (Ferdi).

Après les mots de bienvenue de Vincent Caupin (AFD) et de Patrick Guillaumont, Patrick Plane a présenté l’OCD [voir sa présentation power point] , un outil statistique créé par la Ferdi avec le soutien de l’AFD et AfricaFrance, dont l’ambition est de se différencier en les complétant les bases données existantes donnant trop d’importance aux parts de marché et à l’attractivité.  L’OCD quant à lui, met l’accent sur le caractère durable de la compétitivité en combinant les dimensions attractivité, compétitivité prix et vulnérabilité.

Pourquoi la durabilité de la compétitivité ? L’OCD se veut réducteur de l’incertitude dont souffrent les 54 pays africains, il est donc important d’avoir des éléments de mesure de la vulnérabilité pour que les entreprises soient pérennes.

D’où proviennent les données ? Les données utilisées viennent des grands organismes internationaux mais également des indicateurs développés par la Ferdi ou de collectes spécifiques. Les chiffres devant toujours être lus avec prudence, l’OCD élimine dans son approche conceptuelle les indicateurs présentant de fait une part de subjectivité — principalement les indicateurs basés sur des enquêtes d’opinions —, procède à des retraitements et effectue un recoupement en interaction avec le tissu local. L’OCD n’est donc pas une base de données de plus, il bénéficiera de mises à jour régulières et donnera lieu à l'édition d’un rapport avec les faits marquants de l’année. En résumé, l’OCD essaie de pallier l’absence de données fiables pour les investisseurs en Afrique, il servira donc aux entreprises privées, aux institutions multilatérales et aux administrations publiques pour déterminer où investir en Afrique ou aménager un territoire.

Que nous dit l’OCD ? Les pays sahéliens concentrent les vulnérabilités. L’attractivité est quant à elle, essentiellement l’apanage des pays côtiers, ces derniers restent toutefois loin des standards indien ou chinois. La meilleure compétitivité prix est pour l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud. L’analyse des coûts de facteurs de production révèle que l’Afrique souffre de coûts élevés sur les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC), alors que les salaires y sont peu élevés et les prix de l’électricité valent ceux de l’Inde et de la Chine. L’accès à l’électricité reste néanmoins le plus grand obstacle. Une relance durable de la compétitivité nécessiterait un renforcement de la qualité du capital humain, la diminution des vulnérabilités -notamment de l’insécurité au sahel- un élargissement de la production de biens échangeables dans les trois secteurs d’activité et une baisse des coûts des consommations intermédiaires (électricité, TIC, transport et logistique, etc).

Les intervenants se sont ensuite exprimés en table ronde, animée par Sabine Cessou, où il a été évoqué entre autres la question du franc CFA, la montée en puissance du secteur des services au détriment d’une désindustrialisation précoce des économies africaines, la différence de performance économique entre les pays francophones et anglophones d’Afrique, l’emploi de jeunes et la formation de la main d’œuvre. Marie-Hélène Loison a mis en relief l’impact qu’un bailleur de fonds peut avoir sur certaines variables de la compétitivité par le biais d’investissement dans le domaine de la formation professionnelle et de la gouvernance des entreprises. Pour Jean-Michel Debrat et Ludovic Morinière, il n’est pas prouvé que les pays d'Afrique anglophone fassent mieux que les francophones. Il faut sortir de ces comparaisons stériles. En effet, la place de l’entreprise dans les différents pays n’est pas la même, mais les résultats varient dans le temps et la langue n’a rien à voir avec croissance et développement. La question doit se poser pays par pays et porter sur l’énergie, les infrastructures, etc. En ce qui concerne le Franc CFA, l’OCD ne traite pas intrinsèquement la question. Cependant, Christophe Angely a rappelé que le débat sur la monnaie n’est pas nouveau, il arrive par vagues. Aujourd’hui, le débat est politique et il n’est pas prouvé en Zone Franc que la dévaluation de la monnaie augmenterait la compétitivité.

Jean-Michel Debrat a clôturé la conférence en précisant que l’OCD répond à une attente réelle et produit des données qui  permettent des questionnements tout en diminuant in fine le sentiment de méconnaissance pour toutes entreprises étrangères voulant s’installer en Afrique.