Chaire Sahel

Analyser et renforcer l’impact des politiques menées au Sahel
Objectifs

La Chaire Sahel de la Ferdi est un espace de réflexion consacré à l’examen, sous différents angles, des politiques, plans et projets mis en oeuvre, des modes d’actions retenus, des méthodes d’évaluation, ainsi que des impacts observés ou attendus dans les pays du Sahel.

2 axes de réflexion :

  • mise en oeuvre des politiques nationales des pays du Sahel en liaison avec les différents engagements pris par la communauté internationale;
  • analyse de l’efficacité des différents programmes et projets au Sahel, qu’ils soient à l’échelle régionale, à l’échelle des pays ou à l’échelle de territoires plus restreints.

L’objectif est d’éclairer les décisions des acteurs publics et privés dans leur action pour la sortie de crise et pour le développement durable de la région Sahel. L’objectif est d’en renforcer l’impact sur les populations et dans des secteurs d’activité ciblés (éducation, développement rural, santé, gouvernance/ institutions).

La Ferdi a fait le choix d’ancrer fortement la Chaire au Sahel. Elle sera basée à Ouagadougou.

La création d’une Chaire Sahel au sein de la Ferdi s’inscrit dans sa politique générale de création de chaires ayant pour but de conforter ses grands programmes de réflexion sur les politiques de développement et de renforcer leur valorisation.

L’Union fait la force : les partenaires

L’objet de la Chaire Sahel est d’impliquer et de nouer des partenariats à la fois avec des institutions scientifiques et avec des décideurs.

  • Sur le plan scientifique : universités et centres de recherche de la région sahélienne, de France ou d’autres pays avec qui la Ferdi collabore déjà et organismes de recherche principalement d’Afrique de l’Ouest.
  • Acteurs du développement et de la sécurité au Sahel, au premier rang desquels les pays du G5, les administrations africaines nationales et les institutions régionales couvrant la zone Sahel, mais aussi les acteurs privés (entreprises et ONG).
  • Institutions multilatérales qui interviennent de façon importante au Sahel, soit comme bailleurs de fonds, soit selon d’autres modalités.

A l’origine, un ouvrage : Allier sécurité et développement. Plaidoyer pour le Sahel

La Chaire Sahel de la Ferdi correspond parfaitement aux objectifs de l’Alliance pour le Sahel, lancée en juillet 2017, qui doit «contribuer à l’amélioration des mécanismes d’appui financier des partenaires au développement à la région du Sahel, grâce à une coordination de l’aide plus efficace, à des moyens financiers importants, et à davantage de flexibilité et d’allègement dans la mise oeuvre des instruments de coopération et d’accroissement des investissements privés» (Communiqué : Réunion du G5 Sahel, New York 18 septembre).

Cinq secteurs clé ont été retenus par l’Alliance (employabilité des jeunes, éducation et formation ; agriculture, développement rural et sécurité alimentaire ; énergie climat ; gouvernance ; décentralisation et appui au déploiement des services de base), qui correspondent aux priorités définies dans l’ouvrage de la Ferdi Allier sécurité et développement. Plaidoyer pour le Sahel qui est à l’origine du projet de Chaire Sahel.

Travaux
  •  La collecte de données sur les politiques, leur expression dans les budgets et les projets développement, et pour ce qui concerne l’aide internationale, sur les engagements et les décaissements. Sur ce dernier point une coopération devrait être établie avec la Direction pour la coopération et le développement de l’OCDE ‘et le CAD). Les données collectées devront naturellement porter aussi sur les résultats obtenus à la suite des politiques mises en oeuvre, lesquels seront suivis au moyen d’indicateurs de performance appropriés.
  • L’organisation de séminaires aussi souvent que possible et en fonction de l’actualité, réunissant universitaires africains et praticiens concernés. Ces ateliers donneront lieu à des actions de communication tournées à la fois vers la communauté académique et vers les acteurs publics et privés. Ils pourraient également produire des recommandations sous forme de « Notes de politique» utilisables par les décideurs publics en accompagnement de leurs projets de réformes.
  • La réalisation et publication de travaux. Il s’agira d’une part de documents de travail sur les thèmes de réflexion de la Chaire, d’ouvrages de synthèse et d’articles de revue. Dans la mesure où les ressources de la Chaire le permettraient, des financements pourraient être accordés pour la préparation de thèses de doctorat.
  • Des activités de formation seront mises en oeuvre, qui s’appuieront sur les travaux de la Chaire. Ces formations s’adresseront à trois types de public, les acteurs publics et privés sahéliens, les agents de la coopération internationale, les chercheurs africains. Elles bénéficieront de l’appui de l’Institut des hautes études du développement durable (IHEDD), créé au sein de la Ferdi agissant en tant qu’établissement d’enseignement supérieur privé.
Gouvernance

La direction de la Chaire à Ouagadougou est confiée à une grande personnalité sahélienne : Tertius Zongo, ancien Premier ministre du Burkina Faso et senior fellow de la Ferdi sera le responsable africain de la chaire Sahel.

Deux instances de gouvernance viendront épauler les activités de la Chaire :

  • Le Comité de pilotage, composé d’un petit nombre d’experts des questions sahéliennes, organise et suit le déroulement des programmes et activités de la chaire.
  • Le Conseil d’Orientation valide les propositions émises par le Comité de Pilotage et donne son avis sur les activités de la chaire. Il est composé, pour partie, des représentants des partenaires financiers de la chaire ; il approuve le budget annuel de fonctionnement de la chaire.
Financements

Afin d’asseoir l’indépendance et la crédibilité de la Chaire il convient qu’elle puisse bénéficier sur une période d’au moins trois ans d’un financement substantiel et diversifié. Outre l’apport propre de la Ferdi, quatre sources de financement sont recherchées :

  • la philanthropie internationale ;
  • les institutions publiques internationales intervenant dans la région à titre bilatéral ou multilatéral ;
  • les gouvernements des pays sahéliens ;
  • les grandes entreprises de la région.

 

12 janvier 2018 : premier accord de partenariat avec la coopération monégasque

Le 12 janvier 2018 a eu lieu à Ouagadougou la signature d’un premier accord de partenariat pour la Chaire Sahel entre la coopération monégasque et la Ferdi.

Avec cet événement auquel assistaient de nombreuses personnalités, le projet de Chaire Sahel illustre le rôle catalyseur de l’engagement de la coopération monégasque qui contribue déjà à la mobilisation d’autres sources de financement pour cet important projet.

http://www.ferdi.fr/fr/evenement/lancement-de-la-chaire-sahel