Secteur bancaire, structures financières et développement

Promouvoir un développement financier pro-pauvre

Les ressources domestiques publiques dégagées doivent notamment permettre aux pouvoirs locaux et nationaux de mobiliser des ressources domestiques privées pour financer le développement durable à long terme.

Une première condition est d’assurer la stabilité des prix par de bonnes politiques macroéconomiques. Cela implique de doser correctement le niveau de « répression financière » pour favoriser l’investissement sans nuire à l’épargne, d’augmenter avec pertinence les taxes pour accroître l’épargne publique sans étouffer l’épargne privée et libéraliser les capitaux pour développer l’épargne privée en évitant d’accroître l’instabilité financière.

Une seconde condition est un secteur bancaire de qualité, nécessitant ainsi d’accroître les moyens du régulateur, ce qui a un coût ; de bien doser la régulation ; de favoriser l’ouverture du marché financier, ce qui accroît le besoin de régulation ; de mener une politique monétaire adéquate ; et de garantir les dépôts en veillant au hasard moral potentiellement lié.

La mobilisation de l’épargne privée nécessite en outre la promotion de l’inclusion financière, dans le cas des pays pauvres, et la mise en place de politiques spécifiques comme peut l’être l’adoption de mesures fiscales incitatives en faveur de l’épargne privée par exemple. En outre, la complexité ne tient pas aux « recettes » préconisées, somme toute assez classiques, mais à leur applicabilité dans des environnements difficiles.

Pour promouvoir un développement financier pro-pauvre, dans les pays les moins bancarisés, la priorité, avant l’accès au crédit, est l’accès à un système de paiement performant et innovant et la sécurisation de l’épargne. L’accès au crédit peut ensuite être promu par une meilleure couverture géographique des banques et l’innovation comme la finance mobile, une meilleure définition des droits de propriété et une éducation financière accrue des populations.

Convention avec la Banque de France

En mars 2012, la signature d’une convention avec la Banque de France a concrétisé les collaborations que la Fondation et la Banque mettent en oeuvre.

Cette convention couvre les thèmes suivants :

  • prix, change et compétitivité dans les pays en développement, en particulier les pays de la Zone franc,
  • le financement du développement, en particulier les nouvelles formes de financement de nature non fiscale,
  • le rôle du système financier dans le développement.

Ce partenariat donne lieu à la production commune de documents de travail et brèves, à l’organisation de colloques internationaux ou encore d’ateliers de travail et d’échanges. L’organisation de séminaires restreints entre les dirigeants de la Banque de France et les chercheurs est une occasion de valoriser les travaux et recommandations qui en résultent.

Policy responses to terms of trade shocks

Pierre JACQUET, Alexis ATLANI, Marwan LISSER P205,

Terms-of-trade shocks are important determinants of long-term growth in commodity-rich developing countries. Transforming...

Too Much Finance?

Jean-Louis ARCAND, Enrico BERKES, Ugo PANIZZA

This paper examines whether there is a threshold above which financial depth no longer has a positive effect on economic growth. We use different empirical...

, Paris

Séminaire Banque de France - Ferdi

Présentation de l'article "The informal sector and mobile banking in developing countries : Does financial innovation matter ?" et du document “Différencier les partenariats pour le développement au regard de la vulnérabilité des pays”

, Paris

Séminaire Banque de France - Ferdi

Discussion des papiers de recherche "Credit risk and Bank competition in Sub Saharan Africa" et “Technology Gap, Managerial Efficiency and Ownership: Evidence From the Banking System in MENA”

20 septembre 2016 - 21 septembre 2016 , Paris

Tagpay World 2016

Christophe Angely, Directeur de la stratégie à la Ferdi est intervenu lors de cette conférence dédiée à la banque et aux services financiers numériques