Commerce des biens environnementaux : les Émergents et les pays en développement ont tout à gagner de la libéralisation

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Le quatrième cycle de négociations pour un accord sur le commerce des biens environnementaux (EGA) vient de se terminer. Il a réuni 14 membres de l’OMC, dont l’Union européenne, les Etats-Unis et la Chine. Ces pays représentent 86% du marché mondial annuel des produits verts.

La première phase des négociations vise à éliminer les barrières tarifaires sur un large éventail de biens environnementaux. Ces négociations ont démarré en juillet 2014, sous l’impulsion de l’APEC. La seconde phase pourrait porter sur les obstacles non tarifaires et la libéralisation des services environnementaux.

Selon Mariana Vijil, économiste, spécialiste des questions liées au commerce à la direction générale du Trésor et chercheur associé à la Ferdi, les pays développés et en développement ont tout intérêt à la libéralisation des échanges : un meilleur accès aux biens, services et technologies vertes leur permettra de réduire plus aisément leur empreinte climatique. En raison de leurs droits de douane et pics tarifaires élevés, la Chine et la Corée du Sud devront fournir les plus gros efforts. Mais c’est sans compter l’émergence d’une industrie verte locale, qui voit la Chine notamment devenir un sérieux concurrent à l’export de produits environnementaux. Pour les membres d’EGA, libéraliser le commerce des produits verts pourrait rapporter 11 milliards de dollars.

Retrouvez en lien l’interview de Mariana Vijil